Déplacement de l’A9 : les opposants à la tribune
Cyril Meunier (Lattes) prône un schéma routier pour accueillir le trafic local, l’A9 actuelle gardant sa vocation de transit international et interrégional. Provocateur, l’élu a déclaré : « Les organisateurs (Dreal L.-R.) n’ont pas voulu de réunion publique à Lattes. Résultat, ils auront les Lattois quatre fois ailleurs (les quatre réunions publiques programmées cette semaine, NDLR). » La facture globale (construction du Com, finalisation de la Dem, doublement de l’A9 et requalification de l’A9 actuelle) s’élève à 1,2 Md€. « Sur cette somme, l’Etat (via ASF, NDLR) apporte 650 M€. Il reste 550 M€ à trouver localement. Sans compter l’entretien annuel de l’autoroute A9 actuelle : 4 à 6 M€ par an. Si l’Etat a changé la sémantique, et parle d’un ‘déplacement’ et non plus d’un ‘doublement’, ce n’est pas par hasard : cela signifie son désengagement de l’autoroute A9 actuelle. »
Dupraz (Les Verts) : « L’A9 actuelle peut être sécurisée en un an, à moindre coût »
Christian Dupraz (Europe Ecologie Les Verts) propose une sécurisation de l’autoroute « en douze mois, sans attendre six ou sept ans » : réduction de la limitation de vitesse de 110 km/h à 90, voire 80 km/h, refonte des échangeurs de Baillargues, Montpellier Est et Montpellier Sud (« les travaux peuvent se faire rapidement, sans DUP ni expropriations »), création de bretelles simples à Odysseum, Mas Rouge, route de la Mer, Restanque et à Saint-Brès.
D’après lui, l’argumentaire de la Dreal L.-R., axé sur la sécurité, est incohérent : « Le dossier est argumenté sur la sécurité alors que l’insécurité sera maintenue pendant plusieurs années. Traiter la sécurité tout de suite est bien plus important. »
Pour Georges Fandos, délégué régional de Cap 21, « plus il y a de rocades, plus il y a d’encombrements. Ce n’est pas la multiplication des rocades qui réduit les temps de passage. On pourra doubler l’autoroute, il y aura toujours autant de bouchons. Il faut moins de concentration urbaine. Concentrer les surfaces habitables et commerciales au sud de Montpellier et vouloir de la fluidité, c’est une contradiction fondamentale en termes d’aménagement du territoire. On va à l’envers. On ne va pas diminuer les émissions gaz à effet de serre en multipliant les autoroutes. »
Le devenir du no man’s land qui s’étendrait entre les deux autoroutes a également posé question dans la salle, à plusieurs reprises.









