Décès du fondateur, gouvernance en attente
Pierre Fabre n’est plus. L’industriel castrais, décédé samedi 20 juillet des suites d’une longue maladie, laisse le deuxième groupe pharmaceutique indépendant français orphelin. Sans parler de son territoire tarnais. Le groupe, qui pèse 2 Md€ de CA, emploie environ 10 000 salariés dans le monde, dont 6 700 en France, dont un peu plus d’un quart dans le Tarn où sont implantés son siège social et une vingtaine de sites.
En cinquante ans, Pierre Fabre a réussi à hisser et à faire prospérer son groupe, qu’il a toujours souhaité ancrer dans sa région. Récemment encore, il inaugurait ses locaux de l’Oncopole de Toulouse, l’extension de l’usine de Soual, et militait ardemment pour la liaison rapide entre Castres et la capitale régionale.
S’agissant des questions capitalistiques, un montage juridique a permis au fondateur de protéger son groupe pour l’avenir, en transférant ses parts à la fondation Pierre Fabre, reconnue d’utilité publique. Reste à régler la nouvelle gouvernance. Il faudra trouver un président à la fondation, mais aussi un président à la holding opérationnelle.










