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Industrie
| 10/09/2013

Daniele Ondeggia, DG de Jal Group : « Nous sommes en négociation pour vendre Jal France »

Alors que les 112 salariés du fabricant de chaussures de sécurité Jallatte, à Saint-Hippolyte-du-Fort, s'inquiètent de l'avenir de l'entreprise, le dirigeant de Jal Group, Daniele Ondeggia, répond aux questions de La Lettre M.

En France, les ouvriers de votre entreprise disent que Jal Group est en faillite. Quelle est la réalité de votre situation ?

Nous ne sommes pas en faillite. Nous devons faire face à une situation économique difficile puisque nos usines tunisiennes qui emploient plus de 3 100 personnes sont à l’arrêt depuis le mois juin alors que nous avions 25 millions d’euros de commandes de produits. Nous étions alors en avance sur nos objectifs.
Pourquoi vos usines sont-elles à l’arrêt ?
Comme vous le savez, nous dans une période économiquement compliquée. Nous avons du fermer l’un de nos trois sites en Tunisie afin de réduire nos coûts fixes, tout en garantissant le droit des travailleurs et des emplois, en accord avec les autorités locales et les syndicats. Or, des travailleurs ont protesté contre cet accord (qui prévoyait la réduction de quelques 500 emplois, ndlr) et ont occupé l’usine au mépris des lois… Ce qui a entraîné l’arrêt de la production. Aujourd’hui, seules quelques tiges sont produites en Europe de l’Est. Le gouvernement tunisien s’est saisi du problème, nous devrions je pense trouver rapidement une issue favorable au début du mois d’octobre. Sans l’occupation illégale de l’usine, nous travaillerions normalement.
Que pensez-vous faire de l’usine de Saint-Hippolyte-du-Fort ? Allez-vous la fermer ?
Non. L’usine a un plan de continuation. Il doit être respecté. En revanche, pour faire face à nos échéances, nous devons vendre un actif. Nous sommes actuellement en négociation avec quatre repreneurs potentiels pour reprendre Jal France, dont l’usine de Saint-Hippolyte-du-Fort fait partie. Les choses devraient se décanter d’ici la mi-octobre.
Qui sont ces repreneurs éventuels ?
Des investisseurs (sous entendu, pas des industriels, NDLR). Deux d’entre eux sont européens. Dans tous les cas, le repreneur devra respecter les engagements sociaux pris par Jal Group (l’un d’eux est de ne pas toucher à l’emploi d’ici à 2015, NDLR).
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