[Covid-19] Université Paul Valéry (Montpellier) : le chantier de construction de l’Atrium redémarre
L'essentiel
- Reprise du chantier de L'Atrium à l'université Paul Valéry - Montpellier 3
- Des plannings révisés
- Zoom sur la conduite des chantiers de demain
Le chantier du bâtiment Atrium (30 M€ HT) qui abritera le Learning Center de l’Université Paul Valéry vient de reprendre après l’arrêt brutal dû à l’épidémie de Covid 19. « Il s'agit d'un chantier de 15 000 m2 avec des ouvrages exceptionnels en structure, tels que des voûtes en béton, ou un escalier monumental dont la préparation est en cours », explique à La Lettre M Hervé Marjoux, architecte associé chez Coste Architectures (siège à Montpellier et agence à Houdan-78). Les travaux, suivis aussi par Pierre Lainé, directeur de travaux de l’agence Coste, ont été stoppés le 16 mars.
« Nous avions fait constater immédiatement par huissier l’immobilisation matérielle, à la date d’ajournement, en accord avec les entreprises concernées et la maîtrise d’ouvrage (l’université, NDLR). En relation avec le maître d’ouvrage, le référent Covid-19, le coordinateur SPS (coordinateur en matière de sécurité et de protection de la santé, NDLR), les plannings ont été révisés ainsi que l’organisation du chantier par métier avec les entreprises et les fournisseurs de matériaux…, explique-t-il. Après la publication officielle du guide de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics, NDLR), des réunions préparatoires entre tous les acteurs du projet se sont tenues en visioconférence afin d’envisager puis de préparer la reprise ».
Des plannings révisés
Les travaux de ce chantier ont démarré le 4 avril 2019 pour une livraison initialement prévue le 4 octobre 2021. « Aujourd’hui, après quelques jours d'activité, les plannings se calent en concertation avec tous, pour proposer une nouvelle date d’achèvement des travaux », complète l’architecte. « Nous avons redémarré ce chantier avec les entreprises de gros-oeuvre (Bec Construction), d’électricité (Ineo) et de CVC (Thermatic) qui oeuvrent en premier lieu sur le chantier, soit une quinzaine de compagnons contre une cinquantaine avant le confinement. Ce chiffre est en progression, jour après jour, avec l’objectif de retrouver un rythme de croisière satisfaisant le plus rapidement possible, en conservant bien sûr une priorité au respect des mesures sanitaires mises en place », indique-t-il. Le plan d’installation du chantier a été complètement revu en accord avec le guide de l’OPPBTP et en concertation avec le coordinateur SPS de l’opération. « Nous avons communiqué en toute transparence avec tous sur les facilités et les difficultés rencontrées dans l’optique de reprendre l’activité. Chaque entreprise a désigné un référent Covid-19. Quant au SPS, il a proposé une mission complémentaire de « super-référent Covid-19 » qui a été acceptée. Le maître d’ouvrage s’est montré particulièrement attentif et rassurant sur ce point. Il nous a donné les moyens de nos ambitions », concède-t-il.
Les mesures mises en place
De nombreuses mesures ont été mises en place afin de relancer le chantier : une signalétique sur le chantier et la base vie (consignes de sécurité spécifiques, rappel des gestes barrière, fléchage pour les circulations de personnes, matérialisation des distances de sécurité ..) ; la modification des cheminements et barriérages afin de privilégier les circulations à sens unique, service de nettoyage en continu sur la base vie (salles de réunion, réfectoires, vestiaires, sanitaires..) ; un suivi qualité par feuilles d’émargements durant la totalité des temps de présence des compagnons sur le chantier ; la mise en place de deux postes d’accueil afin d’assurer la distribution de masques aux compagnons et leur rappeler les règles sanitaires ; la mise en place de distributeurs de gel hydroalcoolique, de poubelles, de papiers ; la mise en place de points d’eau supplémentaires pour des lavages de mains réguliers et systématiques ; l’extension de la base vie et la création d’un parking privé visant à isoler le chantier et permettre aux compagnons de venir sur le chantier seuls dans leur véhicule.










