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Industrie
Comurhex II 100 % opérationnel à la mi-2015

Éric Delaunay, le directeur de l’usine Areva Malvési (Comurhex, 270 salariés et 100 sous-traitants), site de conversion de l’Uranium, annonce que les travaux de Comurhex II (300 M€) touchent à leur fin avec un site qui sera 100% opérationnel au cours du 2e semestre 2015. Lors d'une cérémonie de voeux, le 30 janvier, le directeur est revenu sur l’année écoulée, à commencer par la mise en service des bassins sud (2 M€ de travaux). Ces travaux, de nature à accroître la sécurité du site et améliorer la performance de la production, devraient permettre au site de conforter sa place. Le site de Tricastin et l’usine de conversion de Malvesi réalisent 5 Md€ de CA sur les 10 Md€ totalisés par le groupe en 2014.
Des travaux de mise en sécurité suspendus à un décret
Les bassins d’entreposage B1 et B2 (5ha), qui doivent être couverts (coût : 11 M€) sont encore dans l’attente de la publication du décret. Le rapport INB Ecrin (Installation Nucléaire de Base), mené par l’Autorité de sûreté nucléaire, a pris du retard. Elle a décidé d’étendre son étude à l’ensemble du site. Des échanges et des discussions sont en cours. Ces travaux devraient s’étaler sur 18 mois. Du côté de la nouvelle unité de concentration, le directeur confirme que le nouveau procédé de conversion remplaçant l’ammoniac par le gaz naturel appelé technique Isoflash (UO3 à UF4) est en test. « Les premiers essais ont été concluants. C’est un défi technique et humain. Il reste encore des ateliers à transférer : vidange, nettoyage des fûts, recyclage de l’acide… » confirme le directeur confiant car le site de Malvési est devenu une vitrine internationale. Nous avons reçu des clients issus du Maroc, du Brésil, de Mongolie, de Slovaquie et de Chine. » L’usine s’active aussi pour consommer au maximum ce qu’elle recycle, ainsi avec le nouveau procédé, elle sera en mesure de recycler 80 % de l’acide nitrique qu’elle produit.
Premier convoi en train
En 2014, le groupe a réalisé des travaux à Malvési et à Tricastin pour finaliser la liaison ferroviaire dans l’objectif d’arrêter à terme les convois routiers (coût : 1 M€). Un premier train de 20 citernes a relié les deux sites la semaine dernière remplaçant ainsi quatre à cinq transports routiers. Dans un souci de sécurité, il est prévu un convoi ferroviaire par semaine. Ce système de transport coûte 30 % plus cher au groupe.
Appui des élus
Le directeur a salué le soutien des élus présents à cette occasion, dont Jacques Bascou, président du Grand Narbonne, et la députée Marie-Hélène Fabre : « Je compte sur vous pour nous aider à faire accepter notre industrie comme un partenaire responsable », déclare le directeur. Évoquant la situation du groupe Areva, dont le nouveau président donnera en mars prochain la feuille de route pour les 3 ans à venir, le directeur parle de : « crise financière sans précédent, doublée d’une crise de marché depuis l’accident de Fukushima et le non-redémarrage des centrales japonaises, mais aussi avec l’arrêt des centrales allemandes ou encore le report des grands projets. »










