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Hérault
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| 2/03/2021

Comment CCI et État veulent accompagner le développement économique des territoires héraultais

Agir de concert sur les sujets d’aménagement et de développement commercial des territoires, tel est l'objet du partenariat signé, ce 2 mars, entre André Deljarry, président de la CCI Hérault et Matthieu Grégory, directeur départemental des territoires et de la mer de l’Hérault. À travers cette convention, la CCI et la DDTM s’engagent à se coordonner et à apporter un conseil global aux collectivités notamment dans les dossiers de CDAC, de foncier économique ou encore de redynamisation du commerce. « Ce partenariat va nous permettre d’échanger des données afin d’anticiper l’aménagement économique à un horizon de vingt à trente ans en s’appuyant sur les documents d’urbanismes des villes et des territoires, explique Matthieu Grégory. On sait que le commerce participe au cadre de vie et aux services apportés à la population et on voit que certains territoires sont moins bien pourvus que d’autres. »

Dynamiser le commerce de centre-ville
Au cœur des enjeux : la dynamisation du commerce de centre-ville et le maintien de l’équilibre avec les espaces commerciaux. « Aujourd’hui, nous travaillons sur la revitalisation des centres anciens et veillons à réduire les emprises foncières en sortie de ville, précise le directeur de la DDTM qui entend se mobiliser sur les Scot du Cœur d’Hérault, du Biterrois et de Lunel. Le département a été précurseur car il est désormais acté que la consommation des espaces agricoles et naturels est divisée par deux, notamment dans la plaine littorale. 5 000 ha étaient consommés par an. » Les effets seraient déjà probants puisque « les créations de mètres carrés commerciaux sont passés de 100 000 m2 en 2015 à 10 000 m2 aujourd’hui, malgré la croissance démographique. Le but est de revenir dans les centres-villes pour garder des lieux de vie et du lien social », indique André Deljarry.

M2 ne rime pas avec emplois
« Nous traitons vingt dossiers par an en CDAC. Le modèle d’aménagement des année 80 et 90 doit évoluer. Il faut travailler autour du commerce, des mobilités et de l’habitat », complète le directeur de la DDTM. Est-ce que l’emploi s’en trouve impacté ? « Il est erroné de penser qu’il y a une corrélation entre les mètres carrés et l’emploi », souligne Matthieu Grégory. « La nature a horreur du vide, des métiers disparaissent et d’autres naissent. On le voit avec le digital », argue André Deljarry. Le département compte 80 000 commerces (16 hypermarchés, 96 supermarchés, 150 supérettes, 14 000 magasins alimentaires, 18 000 restaurants…). Le développement économique futur doit aussi s’appuyer sur les friches et les zones d’activités. Si, un temps, les propriétaires d’immobilier d’entreprises dans les zones d’activités étaient peu mobilisés, « la crise sanitaire et ses effets agissent comme un détonateur. Les propriétaires ont pris conscience que rien n’était acquis à vie. Ils nous appellent pour savoir ce qu’ils peuvent faire de leur bien », indique André Deljarry.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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