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Languedoc-Roussillon
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Industrie
| 9/12/2009

Claude Baland ouvre les états généraux de l’industrie

« Comment revivifier notre industrie » : c’est la question que se sont posés cet après-midi, mercredi 9 décembre, 200 chefs d’entreprises, représentants de syndicats et de collectivités, lors des états généraux de l’industrie, sur le site Eerie à Nîmes. En ouverture des débats, répartis par ateliers, le préfet de région, Claude Baland, a posé les enjeux. Nationaux d’abord : « Entre septembre 2008 et septembre 2009, la France a perdu 413 000 emplois, dont 73 % d’emplois dans l’industrie ». Régionaux ensuite : « En Languedoc-Roussillon, l’industrie ne représente plus que 9 % des emplois, contre 13 % au niveau national. Elle ne pèse plus ici que 9 % du PIB régional, alors que le tourisme représente 12 %. » Or, selon le représentant de l’État, un emploi industriel « crée entre deux et sept emplois induits dans les services ».

Points forts et points faibles

Le Languedoc-Roussillon bénéficie selon Claude Baland de « facteurs favorables », et en premier lieu la recherche : « on compte 5 600 chercheurs dans la région, et leur nombre augmente de 4 % par an. Les dépenses de R & D représentent 2,1 % du PIB régional, soit 1,1 Md€ ». Un bémol cependant : « la courroie de transmission entre la recherche et l’industrie n’est pas assez efficace : 400 brevets sont déposés chaque année dans la région, soit 3 % des brevets nationaux ». Autre atout : « la région est parmi les premières de France pour la création d’entreprises ». Mais « cinq ans après leur création, moins de 50 % d’entre elles sont encore en vie ».

Parmi les faiblesses régionales : la très forte proportion de TPE. « 54 % des emplois industriels sont dans des entreprises de moins de 50 salariés. Les entreprises n’ont pas la taille critique pour faire le poids au niveau international ». Il appelle donc à un « grossissement des entreprises régionales, en termes de relations humaines comme de ressources financières ». Le préfet n’a pas manqué d’énumérer les divers efforts de l’État pour aider les entreprises industrielles et la recherche : participation financière aux pôles de compétitivité, au projet Campus, création de la Direccte, engagement avec les partenaires sociaux.

Il a ajouté que « trois mesures nationales profitent au Languedoc-Roussillon » : le fonds stratégique d’investissement, doté de 20 Md€ « qui permet de renforcer les fonds propres des PME prometteuses », le grand emprunt national de 35 Md€, « qui devrait permettre de financer des secteurs et des technologies où nous détenons des positions fortes », et la réforme de la TP. « Le contexte redevient favorable pour une réindustrialisation relative de notre pays et de notre région », a conclu Claude Baland. Les états généraux, qui ont lieu au niveau national et régional, se concluront en février 2010 par une convention nationale, où « sera présentée la nouvelle politique industrielle de la France », selon les services de l’État.

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