CDCI : abandon de la fusion des intercommunalités de Sète, Agde et Mèze

Comme La Lettre M l’avait révélé dès le 18 novembre, le préfet de l’Hérault, Claude Baland, a proposé, cet après-midi l’abandon du projet de fusion entre les intercommunalités de Sète, Agde et Mèze, à la commission interdépartementale de coopération intercommunale (CDCI), qui l’a accepté à la majorité (34 pour, 3 contre, 2 abstentions). Les maires UMP de Sète, François Commeinhes, et d’Agde, Gilles D’Ettore, ont voté contre et regretté l’abandon du projet de fusion. « C’était le seul grand projet d’avenir. Face à l’Histoire, on le regrettera tous », a assuré le maire d’Agde et président d’Hérault Méditerranée, rappelant que le projet avait reçu l’approbation de 18 communes concernées sur 34. « On loupe une opportunité de créer une communauté cohérente sur les problématiques du pluvial et du foncier », a déploré son homologue sétois, François Commeinhes. « Nous devons investir 60 M€ sur le traitement des réseaux pluviaux autour du bassin de Thau. Je ne vois pas comment les communes vont pouvoir faire face à ces investissements ». Le président PS de Thau Agglo, Pierre Bouldoire, lui a rétorqué que « ce travail ne dépend pas de la fusion des agglos. Il a lieu au sein d’un syndicat intercommunal », tandis que le rapporteur de la commission, Kléber Mesquida, se prononçait pour une future fusion entre les intercommunalités d’Agde, Pézenas, et Béziers, qui va selon lui dans « le sens de l’Histoire ». Le président de Montpellier Agglomération, Jean-Pierre Moure, s’est quant à lui abstenu, en prônant « un véritable projet calé sur l’évolution démographique ». En clair : une grande agglomération de Montpellier incluant les intercommunalités de Sète et Lunel.En préambule au débat, le préfet a expliqué les raisons qui l’avaient conduit à revenir sur son projet initial du 15 avril. Il a notamment lu des extraits d’une lettre que lui a adressé le ministre chargé des collectivités territoriales, Philippe Richert, lui demandant de « retirer les propositions qui ne rencontreraient pas une adhésion suffisante ». Or la fusion Sète/Agde/Mèze avait provoqué une large levée de boucliers de la CDCI, très marquée à gauche, lors de la réunion du 15 avril…










