Les nouvelles élections à la CCIT de Nîmes, en février prochain, devraient ressembler à celles de décembre 2010 : lors d’une conférence de presse, ce matin, le président sortant Éric Giraudier (Medef), a confirmé qu’il mènerait la liste Medef. Il a également annoncé son intention de ne pas se pourvoir en cassation après l’annulation, par la Cour d’appel de Marseille, des élections de 2010. Des nouvelles élections auront donc lieu dans les deux mois, à partir de la signature d’un arrêté, par le préfet. Une commission provisoire sera mise en place pour administrer la chambre.
Le Medef soutient Giraudier
Le président départemental du Medef, Jean-Marc Roumeas, a assuré ce matin Éric Giraudier de son soutien, tout comme les représentants de plusieurs syndicats proches du Medef (FFB, UIMM), et plusieurs de ses anciens colistiers. Hier, son rival Henry Douais, président départemental de la CGPME et adjoint au maire de Nîmes, s’était dit prêt à « faire l’union », mais sans Éric Giraudier. « Croire que je me retirerai, c’est croire au Père Noël », a ironisé l'intéressé. Jean-Marc Rouméas, qui devait rencontrer Henry Douais ce matin pour évoquer une possible liste d’union, a raconté que la rencontre n’avait finalement pas eu lieu. « Il m’a téléphoné ce matin pour me demander de confirmer que la position du Medef était de le soutien à Éric Giraudier. Je lui ai confirmé. Il m’a dit être prêt à se retirer si les deux têtes de liste se retirent. Face à mon refus, il n’est pas venu au rendez-vous. Je suis toujours ouvert à une liste commune : nous n’avons ni l’envie, ni les moyens, de relancer une campagne comme il y a plus d’un an ».
Élu de l’équipe sortante, Philippe Broche a déploré « le retard des projets lancés par la CCI dans un contexte économique difficile », tandis que le trésorier sortant, Jean-Pierre Perignon, assure que les fournisseurs de la CCI seront « payés en temps et en heure », mais se désole que « seules les affaires courantes vont être réglées pendant deux mois ». Selon Jean-Marc Rouméas, « La CCIT était en discussion avec la Région sur les PRAE. Des projets vont être bloqués, parce que la chambre sera en sommeil ».
« Pas de fraude »
« Je n’ai croisé aucun commerçant ou chef d’entreprise qui ait envie de retourner aux urnes », a assuré Éric Giraudier, qui dit avoir reçu « énormément de messages de soutien. Y compris de de personnes pas élues qui souhaitent repartir avec nous ». « La demande du monde économique est celle d’une seule liste, dans la continuité du programme engagé », a-t-il assuré, estimant que « la constitution d’une seule liste (était) tout à fait possible ». Il a estimé que « l’écart entre ma liste et l’autre liste (était) significatif » lors du scrutin de 2010. Concernant la décision de la Cour d’appel, il a affirmé qu’« aucun élément frauduleux n’a été retenu. La Cour a pris en compte que fait qu’un certain nombre de plis, 450, n’aient pas été distribués, soit moins de 2 % de l’ensemble des envois. Je ne suis nullement mis en cause à titre personnel de quelque façon que ce soit ». Interrogé sur la possibilité de trouver un accord avec son adversaire à l’image de la CCI de Montpellier, où les anciennes têtes de liste du Medef, Rudy Iovino, et de la CGPME, Gabrielle Deloncle, avaient été écartées au profit d’un candidat unique plus consensuel, Éric Giraudier a répondu que la situation de la CCIT de Nîmes « n’a rien à voir avec les élections de la CCIT de Montpellier. Ceux qui le prétendent sont des menteurs ».