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| 9/11/2012

CCI de Nîmes : Le rapporteur demande la validation de l’élection

Le rapporteur de la République a rejeté, jeudi après-midi, devant la cour d’appel administrative, les accusations qui avaient valu à Éric Giraudier d’obtenir, en première instance, l’annulation des élections de février 2012 à la CCI de Nîmes, selon les deux protagonistes du procès, joints par La Lettre M. La cour d’appel rendra son jugement dans les trois semaines. En première instance, le 27 avril, le tribunal administratif de Nîmes était allé contre l’avis du rapporteur public, qui demandait de rejeter la demande du requérant : les juges avaient annulé l’élection au motif que « les collectes de vote à domicile » effectuées par la liste Douais étaient « susceptibles de fausser les résultats du scrutin ». Cette fois, selon Henry Douais, « le rapporteur nous a donné raison sur tous les points. Je ne ferai pas de commentaire : je m'en rapporte à la décision du tribunal. » Éric Giraudier, qui reconnaît que le rapporteur public ne lui a pas été favorable dans ses conclusions, « même s'il a évoqué, à chaque fois, le pour et le contre », s'en remet lui aussi à la décision du tribunal. « Les juges ont notamment, dans le dossier, comme cela a été évoqué à l'audience, une lettre du procureur de la République de Nîmes, qui leur a été adressée, et dans laquelle il estime que 16 % des bulletins ont un défaut d'authenticité. Or, fin 2011, l'élection avait été annulée parce que 2 % des plis n'avaient pas été distribués... »
Rivalité acharnée
Éric Giraudier (Medef) et Henry Douais (CGPME) se disputent âprement les commandes de la chambre depuis 2010. Dauphin désigné de l’ancien président Denis Volpilière, Éric Giraudier, à la tête d’un cabinet de conseil nîmois, a remporté les élections de décembre 2010, annulées par la cour d’appel administrative de Marseille en décembre 2011. L’élection d’Henry Douais, un proche de Jean-Paul Fournier, a rapproché la chambre de la mairie et de la communauté d’agglomération de Nîmes. En froid avec Denis Volpilière, Jean-Paul Fournier n’appréciait guère l’indépendance d’Éric Giraudier, qui a soutenu, pendant sa présidence de la chambre, les commerçants hostiles aux travaux dans le centre-ville de Nîmes. Avec son ancien adjoint, Henry Douais, les relations sont beaucoup plus détendues : CCI et Agglo ont signé une convention commune en août dernier.
En dehors du conflit devant la juridiction administrative, plusieurs autres procédures judiciaires sont en cours de part et d’autre. L’actuel président de la CCI a notamment porté plainte contre Éric Giraudier pour des « anomalies financières » susceptibles de « caractériser, selon lui, le délit de détournement de fonds publics ». Ce dernier y voit un « écran de fumée » pour masquer une enquête préliminaire sur des fraudes présumées, confiée au SRPJ par le procureur de la République de Nîmes.
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