Hérault
Infrastructures
Borloo donne son feu vert à un dédoublement de l’autoroute A9 à Montpellier
Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, donne son feu vert à la réalisation du dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, dans un courrier adressé vendredi au député UMP héraultais Jean-Pierre Grand.
« Je souhaite retenir le double principe d’un déplacement court de l’autoroute A9 (2X2 voies sur 12 km) et d’une amélioration des voies d’accès à cette autoroute. » L’autoroute actuelle sera donc déplacée sur environ 12 km, « entre Saint-Jean-de-Védas et Montpellier Est ». D’après le ministre d’Etat, « cette solution permettra de séparer la circulation en transit de la circulation locale (…). Cette section ne comportera aucun diffuseur, la desserte de la future gare TGV (2016, ndlr) s’effectuant par l’A9 actuelle réaménagée. »
Les réaménagements des trois bretelles au droit de Montpellier, réalisés en 2009 par ASF, s’avèrent donc insuffisants aux yeux de l’Etat : « Ces aménagements apportent des améliorations ponctuelles mais ne permettent pas de traiter efficacement les problèmes de congestion observés sur cet axe autoroutier, notamment à l’est de l’agglomération. Des difficultés structurelles (remontées de files sur l’autoroute) restent visibles et continuent d’engendrer des situations de dangerosité. »
Sur la base de cette nouvelle solution (le projet initial prévoyait un dédoublement de 19 km sur 2X3 voies), une nouvelle procédure d’enquête d’utilité publique et de déclaration d’utilité publique va être engagée. « Dans ce cadre, j’entends aussi engager avec les collectivités locales les négociations techniques et financières de la requalification de la section existante d’autoroute en boulevard urbain, en vue de son déclassement et de son transfert. » Cette requalification de l’A9 actuelle en boulevard urbain est, d’après Jean-Louis Borloo, « tout autant structurant » que le déplacement de l’autoroute actuelle sur 12 km. « Il va donc de soi que les services de l’Etat sont à la disposition des collectivités locales pour les aider, si elles le souhaitent, à sa réalisation. »
Le courrier ne mentionne pas de date prévisionnelle de démarrage du chantier et de son coût estimatif.










