Atlantic Air Industries, la levée de fonds bouclée d’ici la fin d’année
Exclusif.
AAI, ces 3 lettres sonnent aujourd’hui comme plus familières, dans le microcosme aéronautique toulousain. C’était loin d’être le cas, en 2011, lorsque la PME nantaise AAI, pour Atlantic Air Industries, spécialiste de la maintenance des aéronefs régionaux, débarquait sur l’ex-base aérienne de Toulouse-Francazal.
Des fonds, avec un partenaire industriel. Depuis l’an dernier, la société en a fait une priorité. Elle a même participé au salon Midinvest en 2013… De 2,5 à 5 M€ seraient nécessaires pour accélérer le développement. « Nous discutons encore, mais il va bien falloir boucler l’opération, sûrement en fin d’année » concède Didier Bernardeau, le PDG de la société de maintenance aéronautique (9 M€ de CA 2012). Mais depuis, rien ne s’est passé. « 2014 sera une année de transition, car sans argent nous ne pouvons pas faire grand-chose » reconnaît aussi l’intéressé, qui a fixé des limites claires au(x) futur(s) partenaire(s) : « il leur faut une approche industrielle, de long terme, et non pas des ratios financiers, à obtenir à 5-7 ans. »
Certifications, adjonctions de compétences. Parti avec deux hangars de 5 000 m2 sur Francazal, AAI en a acquis un troisième récemment. Il s’agit d’un ancien hangar servant aux Transal militaire. C’est-à-dire apte, après des travaux de structure, à accueillir en maintenance des avions « plus gros », de 100-110 places. ça tombe bien : AAI a obtenu fin septembre la certification EJET E190 par les autorités, pour gérer les Embraer de 100 places. En mars dernier, AAI obtenait l’agrément PART21G, qui permet une « re-fabrication » des pièces ou des éléments d’un avion. La PME s’appuie sur un réseau de sous-traitants de proximité, avec à la clé des gains d’efficacité. AAI procède également à la réparation en interne d’éléments et sous-ensembles, comme les dégivreurs, roues, freins, etc. La société possède aussi une salle de peinture entre autres pour travailler sur les ATR neufs.
Le Maroc, et après… AAI est agréée station de réparation pour Embraer, et fait partie du réseau MRO newtwork ATR. Et outre les 120 salariés installés à Francazal, AAI dispose aussi d’un site marocain, à Benslimane, avec 30 personnes. Ouvert en 2013, « le Maroc nous permet de couvrir toute l’Afrique ». Dans le futur, il se pourrait bien que l’Asie, autre zone éminemment dynamique, soit couverte avec un partenaire.










