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Languedoc-Roussillon
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BTP
| 8/09/2010

Artisans du bâtiment : cap sur le développement durable

« Le dossier prioritaire pour nous, c’est le développement durable et, après le Grenelle de l’Environnement, les économies d’énergie dans l’habitat, a déclaré mercredi Patrick Issaly, président de la Capeb Aude et L.-R. à Montpellier, à la chambre de métiers, aux côtés de Patrick Liébus, président de la Capeb nationale (en photo). C’est le gros challenge d’une génération d’artisans. »
Le deuxième chantier : « La formation et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), qui va aider les entreprises à bien se positionner et à recruter efficacement. On peut faire mieux, pour éviter moins d’échecs et avoir des gens plus performants. »
Ce thème sera au cœur des « rendez-vous de la compétence 2010 » : infos pratiques sur la formation continue, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, l’emploi, les nouveaux marchés, l’éco-construction, les labels et les qualifications. Ces rendez-vous se tiendront le 16 septembre à Carcassonne, le 21 septembre à Mende, le 30 septembre à Montpellier, le 9 novembre à Nîmes et le 16 novembre à Perpignan. Programme sur www.rdvcompetencecapeblr.fr
« La formation initiale (apprentissage) doit s’adapter aux nouvelles règles, a renchéri Patrick Liébus. Les entreprises du bâtiment sont impactées par tout ce qui touche à l’énergie - coût et utilisation. Cela implique une autre façon de travailler ensemble. On travaillait l’un à côté de l’autre, maintenant il faut travailler ensemble, en se coordonnant. Les entreprises doivent s’adapter à ces marchés, qui correspondent à une demande accrue : solaire, solaire thermique, isolation… Tous nos métiers sont concernés. Il faut continuer à former et à se former, d’autant plus que malgré la crise, nous manquons de main d’œuvre, du fait du papy boom !
»

Le statut d’auto-entrepreneur jugé déloyal

Pour Patrick Liébus, le statut d’auto-entrepreneur (AE) est une « légalisation d’une forme de travail dissimulé. Je n’ai rien contre les AE, mais je m’attaque aux principe. Ce statut précarise des emplois, laisse penser qu’on va vivre d’activités juste en créant son auto-entreprise. Ceux qui permettent cela sont irresponsables. C’est une concurrence déloyale pour les artisans. La déclaration trimestrielle est sur l’honneur. Les chômeurs qui se lancent dans l’AE commencent à gagner un peu d’argent, leur chômage tombe ainsi à zéro. Mais plus tard, ils se retrouveront sans rien. Ils ne seront plus rien, sans chômage ni retraite. On les retrouvera dans les caisses de protection sociale. Le gouvernement annonce la création de 500 000 AE. On est dans les effets d’annonce. 57 % de ces entreprises n’ont jamais déclaré de CA. Ils vivent de quoi ? De l’air du temps, du ramassage des champignons ? Qu’on m’explique de quoi ils vivent ! S’il y a une solution pour vivre sans travailler, je ne la connais pas, sinon je l’aurais peut-être prise ! »

La Capeb L.-R. compte 9 600 adhérents. La région compte 26 000 entreprises du bâtiment. Le CA du bâtiment en L.-R. est estimé à 3,7 Md€.
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