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Languedoc-Roussillon
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Finances
| 31/01/2020

Après Montpellier, la Banque Populaire du Sud veut accompagner les start-up sur le reste du territoire

En 2019, l'agence Sud Innovation (Montpellier) de la Banque populaire du Sud aura accompagné 252 start-up dans leur stratégie d’amorçage. « Nous accompagnons les start-up jusqu’à ce qu’elles réalisent un chiffres d’affaires jusqu’à 5 M€, explique Vanessa Chapelle, directrice de l'agence depuis début janvier. 143 M€ de flux nous ont été confiés en 2019, soit une hausse de 28 % par rapport à 2018. Les flux venant de l’étranger s’élèvent à 43 M€, là aussi en hausse de 36 %. Ce sont pour nous autant d’indicateurs sur la vitalité des start-up de la région ». 50 projets ont été financés en 2019, à hauteur de 6,4 M€ (27 M€ depuis la création de l’agence en 2016), 25 M€ de levées de fonds enregistrés. Parmi les différents critères dont la BPS tient compte pour accompagner financièrement une start-up : la capacité des dirigeants, la caractérisation de l’innovation, les conditions économiques et commerciales, les moyens de distribution, les ressources financières, les modalités du plan de financement…

Essaimer l'accompagnement de l'innovation
Le concept d’un accompagnement dédié aux start-up, comme le fait l’agence Sud Innovation, va être progressivement déployé sur les autres sites de la BPS. Frédéric Planche, cheville ouvrière de cette filière intitulée NextInnov et auparavant directeur de l’agence Sud Innovation, est désormais en charge de construire ce réseau de l’innovation à travers les six autres centres d’affaires de la BPS (Narbonne, Carcassonne, Alès, Villeneuve-les-Béziers, Saint-Aunès et Perpignan). L'objectif est de spécialiser à chaque fois un chargé d'affaires sur ces questions de l’innovation. « Plus de 400 sociétés en Occitanie, non clientes de la Banque populaire du Sud, sont de la typologie start-up ou entreprise innovante, explique-t-il à La Lettre M. Notre objectif est d'adresser ce marché avec notre expérience de Sud Innovation à Montpellier. » L'objectif est d'atteindre la centaine d'entreprises d'ici à 3 ans. « Il s'agira aussi de prendre notre bâton de pèlerin en interne, poursuit-il. Nous allons devoir convaincre qu'il est possible d'accompagner des entreprises du type start-up sans prendre des risques démesurés. Des start-up comme Microphyt, Il était un fruit... en sont de parfaits exemples. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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