Anyos veut doubler ses ventes sur un marché des bornes de recharge en plein boom
Spécialisée dans la conception et la fabrication de bornes de recharge pour véhicules électriques, la société tarnaise Anyos a vu son chiffre d’affaires passer de 1,5 M€ en 2024 à 2,2 M€ en 2025. « De début 2023 jusqu’à fin 2024, nous ne commercialisions qu’une gamme premium, mais l’an dernier, nous avons élargi l’offre avec une gamme standard. Nous avons aussi rapatrié toutes nos productions à Labège (31). Elles sont désormais internalisées », explique à La Lettre M Paul Malbert, CEO et cofondateur avec Aurélien Michel-Vioux (CTO) et Nicolas Vermorel (COO). L'ambition, pour cette équipe de 17 personnes réparties entre Labège (31) et La Ciotat (13) ? Atteindre 3,5 à 4 M€ de ventes fin 2026.
+ 20 % sur un an
Selon l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France), le nombre de bornes de recharge pour véhicules électriques a progressé de 20 % en France entre début 2025 et début 2026. « Nous évoluons dans un marché en plein développement, face à une concurrence chinoise sérieuse mais avec des clients sensibles à notre ancrage local », poursuit Paul Malbert. Ce qui fait la force d’Anyos, c’est en effet d’avoir su développer en interne ses propres bornes, concevoir ses cartes électroniques et ses algorithmes en choisissant des partenaires industriels très proches géographiquement. Ainsi, les cartes électroniques sont fabriquées à Castres (81) et l’assemblage des bornes réalisé à Labège (31). Le siège social, lui, demeure à Briatexte (81), où se trouve le petit local familial où l’aventure entrepreneuriale a commencé. Anyos propose des bornes de recharge évolutives. « Le caisson et la façade sont dissociables et la borne se transforme en fonction des contraintes normatives et de l’évolution des besoins en nombre de prises », précise le CEO.
La France compte actuellement 2,5 millions de points de recharge, bornes publiques et privées confondues. Ce maillage fait de l’Hexagone l’un des pays de l’Union européenne les mieux équipés en la matière. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a fixé pour objectif l’installation d’au moins 7 millions de bornes de recharge à horizon 2030. De quoi porter l’activité d’Anyos et de ses concurrents, dont le toulousain Ze-Watt.
Évolution normative
En 2026 et 2027, de nouvelles normes vont entrer en vigueur dans le secteur. Charge aux acteurs de s’adapter constamment. « Nous avons tout un travail de R&D à mener sur 2026 afin de mettre à jour nos bornes pour correspondre aux futures normes », confirme l’entrepreneur. Pendant que ses associés et leur équipe plancheront sur ce volet, lui mettra sur pied la future stratégie commerciale à l’international. « Nous avons recruté un commercial à Paris en début d’année ; nous souhaitons également embaucher d’autres commerciaux. Nous voudrions aussi commencer à vendre nos bornes sur des marchés européens cette année », confie Paul Malbert. Le dirigeant assure aussi étudier de près les marchés en Océanie et en Afrique. Un déploiement à l’export qui nécessitera probablement de nouveaux moyens.











