Agence éco, stade, LGV : Saurel dit tout
Invité, le 7/2 au Gazette Café (Montpellier), du premier Petit Déj de l’année organisé par La Lettre M, Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, met le cap sur 2018 (et au-delà) devant plus de 200 décideurs. Morceaux choisis.
Projet d’agence de développement économique. « Elle pourrait aussi intégrer le Pays de l'Or et d'autres partenaires institutionnels. On va d’abord commencer par créer une association de préfiguration », explique Philippe Saurel, sans donner d’agenda. Pourquoi cette structure ? « Montpellier a l'attractivité, nos voisins ont le foncier », résume l'élu. Il souhaite attirer davantage d'industries, dans une métropole certes attractive, mais minée par un fort taux de chômage (17 %). Et va mouiller la chemise au Mipim (salon international de l'immobilier d'entreprise) à Cannes (13 au 16 mars).
Le futur stade de football Louis Nicollin (coût prévisionnel : 130 M€) sera présenté en juillet, annonce Philippe Saurel. « Cette présentation portera sur les plans techniques, juridiques et sur le naming. Une Semop (société d'économie mixte à opération unique), c'est-à-dire une société de projet, va être créée pour ce stade. Elle permet d’agir avec le privé et à la Métropole de conserver la gouvernance », assure l’élu. « Dans ce cas, il faudra que la Métropole mette plus de 65 M€ dans le projet », observe une source proche du BTP. Philippe Saurel souhaite poser la première pierre, au moins symbolique, en juin 2019, date du premier match de la Coupe du monde de football féminin en France, compétition dont Montpellier est ville hôte.
L’actuel stade de la Mosson ne sera pas démoli, mais transformé. « Il est en zone rouge inondation. Mon idée, c’est que, dans les tribunes actuelles, soient créés des plateaux pour y installer des entreprises. Au centre, l'actuelle pelouse deviendrait un parc, avec peut-être des jardins partagés (sur le modèle de l'ancien stade Highbury du club londonien d'Arsenal, reconverti en pépinière d'entreprises, avec des logements et des potagers, NDLR). C’est un travail d’architecture exceptionnel à traiter. Et c’est bien d’installer de l’économie à La Paillade (nom historique du stade et du club, NDLR) », conclut-il. Le programme de reconversion pourrait faire partie du périmètre Anru (rénovation urbaine) 2, ajoute l'élu.
Concernant la ligne 5 du tramway, l’élu annonce « des travaux fin 2019-début 2020 sur le tronçon nord (2 à 3 km), tronçon pour lequel la déclaration d'utilité publique n’a pas nécessité de modification (contrairement à la partie ouest du projet, NDLR)… Ce tronçon va de la rue du Dr. Pezet à Agropolis. » Il n'ira donc pas jusqu'à Clapiers, du fait d'un franchissement du Lez jugé coûteux.
Forum des villes méditerranéennes en 2019. « La première édition du colloque des Villes méditerranéennes se tiendra les 6/4 au 7/4/2019 au Corum de Montpellier, sur le thème de l’écologie méditerranéenne (climat, eau…) ».
Enfin, ses arguments pour la ligne Montpellier-Béziers dont l’enquête publique est repoussée (au mieux) à 2019 : « elle est moins chère que Bordeaux-Toulouse (1 Md€ vs environ 5 Md€), et c’est une ligne mixte voyageurs et fret. C’est aussi une ligne d’intérêt européen situé sur un segment transfrontalier. Enfin, si on double cette ligne, elle laissera libres des sillons pour les trains du quotidien. La Région en a conscience », conclut-il.










