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A9B : pour André Vezinhet, la décision de Borloo est « hypocrite »
Le président du conseil général de l’Hérault, André Vezinhet, a estimé vendredi 18 juin, lors d’une rencontre avec la presse, que le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo avait fait preuve d’une « parfaite hypocrisie » dans le dossier du doublement de l’A9, qu’il vient d’approuver, selon une lettre adressée aux députés de l’Hérault, et rendue publique la semaine dernière. « L’intention est louable, mais s’il faut attendre dix ans… Il va falloir une DUP. Vous croyez que le ministre en poste, en 2012, voudra prendre une décision juste avant la présidentielle ? Et le cadeau des cadeaux, c’est pour les collectivités qui paieront pour transformer l’A9 existante en boulevard urbain ». Le président du conseil général exclut catégoriquement de participer financièrement à ce volet du projet : « Je ne me sens pas plus concerné par l’A9 que par la ligne à grande vitesse ».
Concernant le dossier des déchets, André Vezinhet a estimé que « si l’Est est bien organisé, à l’Ouest de l’Hérault, c’est le bazar complet : chacun fait son traitement de son côté ». Favorable au centre d’enfouissement de Montblanc, il dit avoir « demandé que l’on étudie un accès au site, côté Béziers, pour éviter les nuisances aux riverains ».
« Salut l’artiste ! »
Interrogé sur la victoire de Georges Frêche aux dernières élections régionales, André Vezinhet a estimé que « si c’était à refaire, (il espérait) que le national prendrait la mesure du problème avec un recul suffisant ». Selon lui, « des effets extérieurs ont joué pour déterminer le choix des électeurs. On est entré dans le monde de l’irrationnel. Georges Frêche en a joué remarquablement. Salut l’artiste ! Il a pleuré dans le Gard, en Lozère, partout, il a fait des pieds et des mains et ça a marché ». Concernant le choix du prochain présidentiable au PS, André Vezinhet a assuré qu’il soutiendrait Dominique Strauss-Kahn, si ce ce dernier était candidat. « Il a des qualités exceptionnelles, comme économiste et comme visionnaire ».
À propos du débat sur le cumul des mandats qui agite le PS, André Vezinhet s’est dit favorable à garder ses deux mandats, de président du conseil général et de député de l’Hérault. « Les grands élus ne peuvent pas être totalement absents de l’échelon national dans un pays jacobin. Quand j’était premier adjoint au maire de Montpellier, le préfet m’ignorait. Dès que j’ai été élu sénateur, il s’est mis à m’inviter. Je suis favorable à la proposition de François Hollande de faire siéger au Sénat les représentants des grands exécutifs ».










