A9 à 90 km/h à Montpellier : pertinent mais insuffisant, d'après un expert
Un spécialiste de l'exploitation autoroutière, interrogé mercredi par La Lettre M, juge pertinent mais insuffisant le projet de diminution à 90 km/h de la vitesse autorisée sur la section gratuite au droit de Montpellier, entre Vendargues et Saint-Jean-de-Védas.
D'après lui, le passage à 90 km/h « mérité d’être testé. Le dispositif est déjà en place à Toulouse et a porté ses fruits. De plus, pour ASF (Autoroutes du Sud de France, NDLR), c'est très simple à mettre en place : il leur suffit de changer les panneaux ! Mais abaisser la vitesse à 90 km/h ne doit être qu’une mesure transitoire. Cette mesure ne résoudra pas tous les problèmes de fluidité et de sécurité sur l’A9 au droit de Montpellier ».
Pour Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, abaisser la vitesse à 90 km/h serait « une très bonne chose. Cette diminution de la vitesse doit permettre d'assurer une meilleure régulation du trafic et une amélioration sensible des problèmes de sécurité sur ce tronçon parmi les plus fréquentés de France. Nous portions nous-mêmes cette proposition lors de la concertation. Ce projet n'est pas du tout une alternative au dossier soumis en juin-juillet à la concertation. Ce n'est qu'un élément de l'ensemble. Je ne suis pas inquiet du tout (sur la décision du ministre de donner son feu vert à la réalisation du dédoublement de l'autoroute, NDLR). »
Dans une interview accordée à La Lettre M du mardi 30 août, le préfet de l’Hérault Claude Baland dit avoir proposé aux ministres (NKM et Thierry Mariani) cette mesure transitoire, dans la foulée de la concertation publique (15 juin-15 juillet). Une réponse est attendue dans les prochaines semaines. En résumé, cette solution, soutenue par Europe Ecologie Les Verts, a l’avantage de ne rien coûter, d’être applicable immédiatement et d’être efficace. Elle permettrait en effet de limiter les risques d’accidents et de fluidifier le trafic en attendant un éventuel dédoublement de l’autoroute. Car, même si l’Etat se décide à donner son feu vert à la réalisation de l’A9b (une décision doit tomber avant fin octobre), il faudra attendre plusieurs années avant sa mise en service.
Le projet de dédoublement de l’autoroute au droit de Montpellier, porté par la Dreal, consiste à séparer les flux de transit (et notamment les poids lourds), qui emprunteraient la nouvelle autoroute, des flux locaux, qui circuleraient sur l’autoroute actuelle.










