Gard
Industrie
57 nouvelles suppressions d'emplois annoncées à Jallatte
La direction du fabricant de chaussures de sécurité Jal Group France (marque Jallatte) a annoncé 57 suppressions d’emplois sur 133, lors d’un comité d’entreprise exceptionnel, mardi 6 novembre, à Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard). L’annonce, relayée par le président du conseil général du Gard, Damien Alary, qui a adressé une lettre ouverte au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour lui faire part de « ses inquiétudes », est confirmée par un délégué du personnel, joint par La Lettre M. Sur les 57 postes supprimés, « 42 sont aux ateliers et 15 à l’administratif, précise Mario Albuixech, secrétaire du comité d’entreprise de Jal Group France. Les premières lettres de licenciement devraient partir la première quinzaine de janvier. »
Jal Group connaît des difficultés importantes depuis plusieurs années, explique le DRH Jean-Louis Perrot : « Le marché s’est écroulé de 20 % en 2008 et de 15 % en 2012. Le groupe a perdu 60 M€ entre 2008 et 2012, dont 700 000 € pour Jal Group France. » En 2012, Jal Group devrait réaliser un CA de 106 M€ (50 M€ pour la France), en baisse de 15 % par rapport à 2011.
Jal Group connaît des difficultés importantes depuis plusieurs années, explique le DRH Jean-Louis Perrot : « Le marché s’est écroulé de 20 % en 2008 et de 15 % en 2012. Le groupe a perdu 60 M€ entre 2008 et 2012, dont 700 000 € pour Jal Group France. » En 2012, Jal Group devrait réaliser un CA de 106 M€ (50 M€ pour la France), en baisse de 15 % par rapport à 2011.
Deux usines fermées en Tunisie
Les 4,5 millions de paires de chaussures du groupe sont à 90 % produites en Tunisie, l’usine gardoise ne gardant que le semellage des chaussures haut de gamme à la marque Jallatte. Le plan de restructuration n’épargne pas la Tunisie, où le groupe emploie 3 800 personnes sur cinq sites : « Deux usines vont fermer et leur production sera regroupée sur les trois sites restants ». Le DRH du groupe veut rassurer sur la pérennité du site de Saint-Hippolyte-du-Fort : « On a besoin du site français pour la flexibilité de sa production et la qualité de son savoir-faire. Nous voulons le maintenir de longues années. » En 2013, et malgré les suppressions de postes, le site gardois doit fabriquer 500 000 paires de chaussures, soit plus qu’en 2012 (autour de 450 000) « grâce à plus d’automatisation et un investissement de 100 000 à 150 000 euros ».
Le comité d’entreprise a missionné le cabinet Secafi pour réaliser une contre-expertise sur les comptes et l’intersyndicale CGT-CGC appelle à un arrêt de travail le lundi 12 novembre, jour d’une nouvelle réunion du comité d’entreprise.
Le comité d’entreprise a missionné le cabinet Secafi pour réaliser une contre-expertise sur les comptes et l’intersyndicale CGT-CGC appelle à un arrêt de travail le lundi 12 novembre, jour d’une nouvelle réunion du comité d’entreprise.
200 emplois supprimés en 2007
En juin 2007, un plan social avait supprimé 200 emplois sur les sites d’Alès, fermé depuis, et de Saint-Hippolyte-du-Fort. Le plan initial prévoyait une fermeture totale des usines françaises, et le transfert de la production en Tunisie. Le site de Saint-Hippolyte avait obtenu un sursis après l’émotion provoquée par la grève des salariés, et le suicide du fondateur de l’entreprise, Pierre Jallatte. Le groupe italien Jal, auquel appartient Jal Group France, affichait 140 M€ de CA et 18 M€ de pertes lors de sa reprise, en juillet 2010, par la société italienne Progressio SGR, qui appartient au groupe Mittel. Jal appartenait auparavant à un groupe d'actionnaires américain, dont faisait partie la banque Goldman Sachs.










