3ème ligne de métro à Toulouse : point d'étape de Tisséo le 18 décembre
Ce vendredi 18 décembre, l’état d’avancement du projet Toulouse Aerospace Express (TAE, 3ème ligne de métro) sera présenté par Tisséo SMTC, maître d’ouvrage, aux présidents des quatre intercommunalités et organismes concernés – Toulouse Métropole, Sicoval, Muretain, SITPRT (syndicat intercommunal des transports publics de la région toulousaine) -, a indiqué mercredi matin Jean-Michel Lattes, président de Tisséo SMTC, et vice-président de Toulouse Métropole délégué aux transports et aux déplacements, lors d’un comité syndical.
« En termes de délais, de dimensionnement et budget, cela correspondra aux engagements de la campagne municipale de 2014 », a-t-il indiqué. D’après Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole (LR), « TAE est le premier projet de transport urbain de France dans les prochaines années. Je vous mets eu défi de trouver une collectivité qui porte un projet aussi important, en dehors du Grand Paris. »
Concernant le projet de prolongement de la ligne B du métro de Ramonville vers Labège, défendu par le Sicoval (sud-est toulousain) et le conseil départemental de la Haute-Garonne, Jean-Luc Moudenc stigmatise « une utilisation outrancière et polémique de ce dossier, à chacune des deux campagnes électorales de 2015 – départementales au 1er trimestre, régionales en ce moment, NDLR -. C’est un mauvais coup au projet et à l’équilibre des accords politiques qui peuvent exister entre intercommunalités. Le langage du Sicoval et du CD31, qui consiste à exiger un lancement des appels d’offres par Tisséo, est une posture politique qui ne correspond pas à la réalité du dossier. La 3ème ligne, on va la faire, et elle sera en service en 2024, et non en 2030, comme l’affirment certains. S’il n’y a pas d’accord avec le Sicoval, la 3ème ligne n’ira pas à Labège. On est à un tournant. »
S’il ne s’est pas étendu sur le 2ème tour des élections régionales, et la possibilité de voir la grande région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées passer aux mains du FN le 13 décembre, Jean-Luc Moudenc a évoqué un « contexte politique dramatique issu des urnes, dimanche ».










