Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

Le prix de l'eau flambe depuis dix ans

60 Millions de consommateurs

Les factures d’eau ont grimpé de plus de 10 % en moyenne sur les dix dernières années dans plus de la moitié des villes, révèle le mensuel dans son numéro d'avril. Avec des écarts de facture allant du simple au quintuple d'une ville à l'autre.... Cette croissance moyenne dépasse le rythme de l'inflation hors tabac (8,8 % depuis 2011). Selon les cas, les prix ont flambé, quand d'autres régressaient. Aujourd'hui, le prix moyen du mètre cube d'eau est de 4 €. Mais les factures présentent de fortes disparités, allant de 1,45 €/m3 à Antibes à 8 € à Mamoudzou (Mayotte). Il est de 5,80 € à Saint-Brieuc (+ 71 % en dix ans), 2,67 € à Bourg-en-Bresse, 3 € à Reims ou Aix-en-Provence et 3,42 € à Paris.« Ces dernières années, les coûts d'assainissement ont crû, sous l'effet de normes environnementales plus strictes et souvent d'un retard à rattraper sur l'installation d'équipements (stations d'épuration). Autre facteur de hausse, le relèvement de la TVA sur l'assainissement, passée de 5,5 % à 7 % en 2012. La TVA sur la distribution de l'eau est elle restée à 5,5 %. On pourrait souhaiter un retour au seul taux réduit pour l'ensemble de la facture d'eau », souligne 60 Millions de consommateurs.

Les PGE peu utilisés par les entreprises intermédiaires

Challenges

Selon un étude réalisée par la Banque Palatine et l'hebdomadaire Challenges publiée le 25 mars, « 65 % des entreprises intermédiaires (ETI) ont obtenu un PGE (prêt garanti par l'État), sans avoir à l'utiliser. Pour l'instant... » Le PGE a été demandé et obtenu par les deux tiers des entreprises, dont 60 % ne l’ont pas encore consommé. « Seules 10 % des sociétés ayant demandé et obtenu un PGE l'ont utilisé à hauteur de 75 % ou plus. Pas de stress de ce côté donc, sachant que plus de 80 % des dirigeants d'entreprise expliquent que les cash-flow dégagés permettent de faire face à leur service de la dette, et 66 % n'utilisent pas leurs lignes de crédit à court-terme. » Les prêts participatifs soutenus par l’État, récemment lancés par le gouvernement, ont pour l’instant moins la cote : « Un patron d’ETI sur deux avoue même ne pas en avoir entendu parler. »

100 000 emplois menacés dans le bâtiment

Le Moniteur

Entre la baisse des permis de construire des logements et le recul des surfaces tertiaires autorisées à la construction, plusieurs milliers d'emplois pourraient être détruits dans le secteur du bâtiment, explique l'hebdomadaire le 26 mars en évoquant les prévisions de la fédération française du bâtiment (FFB). « Si l’emploi résiste - 2 900 postes ont été perdus au total en 2020 -, avec 44 000 logements commencés en moins sur 2021 et un ratio de 1,6 emploi mobilisé dans l’ensemble de la filière par logement construit, 70 000 emplois se trouveront très fragilisés à l’horizon 2022, compte tenu des délais de production », indique Olivier Salleron, président de la fédération. En tenant compte de la chute du non résidentiel neuf, environ 100 000 emplois seront menacés. « La dynamique de la rénovation énergétique permettra d’atténuer le choc, pas de l’empêcher », alertent les professionnels du secteur. 

Occitanie

Revers de fortune

L'Obs

Dans un dossier consacré au marché immobilier toulousain publié le 24 mars, l'hebdomadaire évoque les difficultés d'accès au crédit des salariés de l'aéronautique. « Les cadres poussent toujours la porte de l'agence, mais ils sont moins nombreux et surtout leur pouvoir d'achat est en baisse », note un agent immobilier toulousain. Pour cette clientèle très impactée, les refus de prêt et les affaires qui capotent en cours de route pour cause de licenciement sont devenus une réalité. « Ceux qui étaient autrefois les chouchous des banques toulousaines accusent le coup. Depuis la crise, ces dernières n'hésitent plus à leur appliquer des pénalités de 10 à 15 % ! »

Stations : quel modèle sans le ski ?

Les Échos

Si le taux d'occupation des appartements a atteint 45 % pendant les vacances de février et que les stations ont attiré de nombreux urbains en recherche d'activités de plein air, ces dernières ont besoin des skieurs pour investir dans leur diversification, explique le quotidien le 24 mars : « Le modèle de la montagne quatre saisons repose sur la demande des gens qui veulent sortir des grandes agglomérations, mais les stations ne trouvent pas de modèle économique sans le ski », prévient Laurent Garcia, directeur de la société publique locale de Peyragudes située à cheval entre les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. Nous avons un schéma de diversification hors ski face à l'enjeu climatique mais il nous faut les recettes du ski pour investir. »

Nîmes a une longueur d'avance

Le Monde

« Ravagée par des pluies torrentielles en 1988, la ville s’est imposée depuis comme une référence en la matière au niveau national », analyse le quotidien dans un reportage publié le 22 mars. Sur le plan politique, l’événement marque le début d’une forte mobilisation contre les inondations. À tel point qu’« en la matière, Nîmes possède aujourd’hui une vraie longueur d’avance », selon Patrice Maurin, chef du département risques naturels du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), alors qu’avec le dérèglement climatique ce type d’événement pourrait s’accentuer.

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