Groupe Cahors : un accord pour sortir de la crise
« Nous avons décidé de revenir sur la suppression des acquis sociaux, afin de remobiliser le personnel pour la reconstruction de l'entreprise » indique à La Lettre M Grégoire Libert. « Le groupe était en faillite lorsque je l’ai repris (en octobre 2019, NDLR). Il avait 100 M€ de dettes et venait d’enregistrer 35 M€ de pertes sur les quatre dernières années », rappelle-t-il pour expliquer les restrictions de ces derniers mois. « Il a d’abord fallu se concentrer sur l’urgent : réduire les dépenses. Il y a en effet eu des licenciements, notamment dans les services support qui étaient trop nombreux, mais on parle de moins de 120 personnes, soit moins de 5 % des effectifs », tempère le chef d’entreprise qui affirme que « le plus dur est passé ».
Une stratégie industrielle jugée opaque
Depuis la reprise du groupe par Grégoire Libert, pas moins de neuf plans de licenciement ont été déployés. Cahors International a déposé le bilan en décembre 2020, tandis que la Maec (Manufacture d'appareillage électrique de Cahors, filiale du Groupe Cahors, 400 salariés à Cahors) a été placée en cessation de paiement. Face à la situation, les salariés de la Maec et ceux de la filiale Pommier (Bagnères-de-Bigorre - 65) étaient mobilisés depuis plusieurs semaines. Parmi les sujets de discorde : le manque de communication du PDG sur sa stratégie industrielle. Grégoire Libert avait même été interpellé par des élus du Lot, des Hautes-Pyrénées, et par Carole Delga elle-même, lui demandant de « stopper le démantèlement de l'entreprise » ou encore de mettre en œuvre « une véritable stratégie industrielle ». Des critiques jugées infondées par Grégoire Libert, qui dit défendre un projet clair et vouloir investir 4 M€ dans le groupe en 2021 dans les services R&D et dans la rénovation des équipements de production. « Nous avons même 60 postes à pourvoir dans les usines », conclut-il.
