En congrès à Montpellier, les acteurs du logement social mobilisés pour sortir de la crise
Du 24 au 26 septembre, Montpellier accueille la 84ème édition du congrès HLM, événement annuel des acteurs du logement social. L'évènement réunit près de 25 000 congressistes - bailleurs sociaux, prestataires et industriels - en vue de plancher sur les orientations du logement social, avec un fil conducteur : « L’innovation en mouvement ». Objectif : sortir de la crise du logement. « Le contexte est hostile. Si nous ignorons quelles seront ses marges de manœuvre, le dialogue sera toujours constant », déclare Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH (Union soiciale pour l'habitat) en ouverture du congrès.
Projet de ville et équation fiscale
« La France a du mal à se loger. Face à cela, nous avons une exigence : celle du soutien sans faille des instances publiques », demande notamment la représentante de l’USH dans son discours d’ouverture. Le ton est donné et les attentes sont fortes concernant le soutien financier de l'État au secteur, les dispositifs d’aides ou l'allègement des normes. « Nous avons annoncé la crise du logement et fait des propositions. Rien ne s’est passé. L’atmosphère actuelle est inquiétante et incertaine pour l’immobilier, alors que les acteurs du monde HLM ne sont pas des acteurs comme les autres et qu'ils constituent une force pour l’avenir. L’innovation en mouvement est un jeu de mot qui va nous guider durant trois jours ». Présent pour l’occasion, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, qui a lancé un « choc de l'offre », considère que produire du logement social est « indispensable dans un projet de ville ».
Dans l'attente de réponses gouvernementales
Selon l'élu, cela contribue à « tenir l’équation fiscale : emploi, TVA et DMTO (droits de mutation à titre onéreux, NDLR) et finances publiques qui sont fragilisées. J’espère que la ministre viendra apporter des réponses ». Conscient que le logement social répond aux enjeux de pouvoir d’achat des ménages, l'élu montpelliérain appelle le gouvernement à « être aux côtés des maires qui font le choix de construire. Il faut discuter des objectifs fonciers, trouver un nouveau cadre règlementaire car parfois les procédures tuent les projets comme les friches commerciales, transformer des bureaux en logement ; le temps est compté. La crise est structurelle, il faut un cadre de décision pour relancer le marché de l’immobilier ». Ce dernier est suivi par Marie Piqué, vice-présidente de la Région Occitanie en charge des solidarités, qui appelle à « un sursaut collectif pour sortir de cette crise de l’immobilier ». Et l'élue de souligner qu’en Occitanie, 190 000 demandes de logement social sont non satisfaites, alors que 90 000 attributions ont été réalisées en 2023. De nombreux sujets seront abordés durant le congrés : choc de l’offre, innovation, renouvellement urbain...











