Vers un nouvel actionnaire majoritaire pour le groupe Hemeria
Le fonds français de capital-investissement FCDE entre en négociation exclusive en vue de devenir l’actionnaire majoritaire du groupe spatial et de défense haut-garonnais Hemeria. Objectifs de cette opération, qui pourrait être finalisée à la fin du premier trimestre 2026 ? « Achever la transmission opérationnelle du groupe vers l’équipe managériale actuelle » et « accroître les moyens financiers nécessaires au déploiement de la stratégie de croissance. » Dans ce cadre, la gouvernance serait amenée à évoluer : Nicolas Multan, actuel DG, deviendrait président, tandis qu’Aymeric Bessière, DG délégué, prendrait la direction générale du groupe de 400 salariés, qui vise 70 M€ de CA cette année et 150 M€ en 2030, contre 63 M€ en 2024.
L’actuel président d’Hemeria Philippe Gautier prendrait la présidence de son conseil de surveillance. Dans les cinq prochaines années, la feuille de route du groupe toulousain consistera à développer des solutions innovantes associant matériel et services tout en poursuivant son expansion européenne « combinant croissance organique et acquisitions ciblées ».
Un CA multiplié par trois en six ans
L’ETI est née en 2019 lorsque, à l’occasion de la cession de Nexeya au groupe allemand Hensoldt, les actifs jugés « souverains et stratégiques » exclus de la vente avaient été transférés dans une nouvelle entité. Depuis, Hemeria a vu son effectif et son chiffre d’affaires multipliés par trois grâce à un modèle économique associant produits, projets et services, mais aussi au déploiement de nouvelles offres, en particulier dans le champ de la souveraineté spatiale. Au fil des ans, l’entreprise, qui conçoit, produit et fournit des systèmes et véhicules spatiaux de pointe pour des clients commerciaux, institutionnels et scientifiques – en particulier des petits satellites et des ballons stratosphériques –, s’est muée en groupe au travers de la réalisation de quatre opérations de croissance externe.
> À lire également :
BalMan, le nouveau ballon stratosphérique d’Hemeria, pourrait être commercialisé en 2027
Pourquoi le groupe toulousain Hemeria rachète Opensci
Chez Hemeria, l’assemblage des premiers nanosatellites Kinéis prend fin











