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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 11/03/2024

Chez Hemeria, l’assemblage des premiers nanosatellites Kinéis prend fin

© Alexandre Léoty

En vue du lancement entre le 10 juin et le 9 juillet prochains des cinq premiers nanosatellites de la constellation Kinéis dédiée à l’internet des objets (25 appareils au total), le processus d’assemblage touche à sa fin. C’est dans les locaux de l'ETI toulousaine Hemeria que les satellites de 28 kg sont intégrés. « Il faut environ neuf semaines pour fabriquer un satellite ; actuellement, nous en sortons un chaque semaine de notre salle blanche de 250 m2(fruit de 1 M€ d’investissement, NDLR), conçue spécifiquement pour l'assemblage, l'intégration et les tests de la constellation », explique le 7 mars Nicolas Multan, DG de Hemeria. Le transfert des nanosatellites vers la Nouvelle-Zélande, lieu du lancement, est prévu pour avril.

 

De multiples marchés
​La constellation satellitaire Kinéis doit permettre de « connecter et localiser n'importe quel objet n'importe où sur la surface du globe, y compris dans les zones blanches, et de garantir la transmission des données de l’objet connecté aux utilisateurs en quasi-temps réel, avec un délai de latence de seulement dix à quinze minutes », indique Alexandre Tisserant, président de Kinéis, qui revendique la naissance de « la première constellation européenne dédiée à l'IoT ». Mis en orbite à 650 km d’altitude, les nanosatellites de l'entreprise haut-garonnaise serviront de multiples marchés : suivi d’animaux et de bateaux de pêche, monitoring de stations météorologiques, de silos à grains, de barrages, de stations de pompage, de wagons de fret ou d’infrastructures énergétiques, détection des feux de forêt, mais aussi activités de sécurité et de défense.

100 M€ de CA dans huit ans
Basée à Ramonville-Saint-Agne, la société Kinéis, fondée en 2018 par le Cnes et le groupe haut-garonnais CLS, compte 60 salariés pour 7 M€ de chiffre d’affaires enregistrés l’an dernier et un volume d’activité de 100 M€ projeté dans huit ans. À cet horizon – qui marquera la fin du programme de la constellation –, l’entreprise pourrait compter « une centaine de salariés », indique Alexandre Tisserant, qui entend atteindre le seuil de rentabilité dès 2026. Hemeria, qui compte 400 salariés, a enregistré 67 M€ de chiffre d’affaires l’an dernier. La société vise 100 M€ de CA et un effectif de 700 personnes dans trois ans.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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