Un licenciement par téléphone n’est pas valable
L’employeur prévenant par téléphone un salarié de la rupture du contrat de travail court un risque d’annulation. Un arrêt de la Cour de cassation du 3 avril confirme une décision de la cour d'appel de Reims (23 novembre 2022) jugeant que le coup de fil équivaut « à licencier un salarié sans énoncer de motifs », rendant le licenciement « privé de cause réelle et sérieuse ». « Cet appel téléphonique ne pouvait suppléer la lettre de licenciement adressée ultérieurement, même (…) adressée le même jour, sous la signature de l'auteur de l'appel téléphonique ». L'employeur pensait « convenable » de prévenir le salarié du licenciement pour lui« éviter de se présenter à une réunion et de se voir congédier devant ses collègues de travail ».











