Tertiaire : recul du marché des bureaux dans la métropole nîmoise
Le marché des bureaux de la métropole de Nîmes enregistre un recul de 13,8 % sur un an en 2025 avec un volume transacté de 16 830 m², selon l’observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de l’agence d’urbanisme de la métropole de Nîmes. « Malgré ce repli, les opérations en compte propre représentent 8 600 m2, commente auprès de La Lettre M Flavie Donatella, directrice de l’agence nîmoise DGI, membre de l’observatoire. Le contexte macroéconomique anxiogène, les taux d’intérêt et la rationalisation des coûts des entreprises ont eu un impact sur le marché. La demande reste orientée vers la relocalisation, la location et les petites surfaces. À noter qu’il n’y a pas eu de transaction par des investisseurs.»
Un marché orienté vers les utilisateurs
Parmi les volumes de bureaux commercialisés, 9 500 m² sont issus de programmes neufs, soit plus de la moitié du total. Sur les 7 300 m² négociés en seconde main, 4 800 m² ont été destinés à la location. « Ces transactions ont majoritairement concerné les secteurs de Nîmes sud, notamment au sein du parc Georges Besse, et également la zone de Bouillargues, au sud de la métropole », précise Flavie Donatella. la dirigeante évoque aussi un grand nombre de mouvements portant sur de petites surfaces en 2025. « 70 % des transactions ont été réalisées par des acteurs locaux pour des activités majoritairement dédiées aux services aux entreprises, souligne-t-elle. Hors comptes propres, 68 % des opérations sont des locations. » La surface moyenne transactée s'élève à 150 m2 en 2025 (160 m2 en 2024), une typologie représentant 31 % des transactions (18 % en 2024). Plus de la moitié des surfaces échangées concernent par ailleurs des extensions d’entreprises existantes. Ces nouveaux espaces représentent 22 % des transactions, en hausse de 17 % par rapport à 2024, selon l’observatoire de l’immobilier. « Parmi les opérations en compte propre, on peut noter l’extension des laboratoires Phytocontrol au sein du parc Georges Besse », poursuit Flavie Donatella. Le neuf reste peu représenté dans ces transactions. « Des programmes neufs vont sortir tels que E.Novia (17 500 m2), Panorama (1 500 m2), le parc de Cheylon (3 000 m2) ou encore le programme mixte Marché gare (11 500 m2) dont les contours doivent encore être affiné », complète la représentante de l’observatoire de l’immobilier d’entreprise. Toujours selon l’observatoire de l’immobilier, les prix moyens de location pour les bureaux neufs varient entre 130 et 250 €/m²/an, avec une moyenne à 160 €/m²/an. En seconde main, la moyenne est en baisse à 135 €/m²/an (145 €/m²/an en 2024), avec des prix variant de 85 à 175 €/m²/an. Les prix de vente pour le neuf se situent entre 2 100 et 2 500 €/m², tandis que la seconde main est stable à 1 570 €/m². « On observe une légère baisse des loyers de seconde main, tandis que les bureaux ‘’neufs prime’’ maintiennent des niveaux de valeurs stables », précise Flavie Donatella. L'observatoire regroupe les courtiers Arthur Lloyd, CBRE, Cushman & Wakefield, DGI et Tissot Immobilier.











