À Toulouse, la Maison de la Violette va élargir sa gamme de cosmétiques
Forte de ses 32 ans d’expérience, la société toulousaine la Maison de la Violette s’apprête à élargir sa gamme de cosmétiques en lançant un nouveau soin courant 2026. « Nous avons quasiment mis au point la formulation de ce soin pour le visage en partenariat avec un savonnier tarnais, implanté près de Gaillac », confie à La Lettre M Mélanie Vié, co-dirigeante en charge de la partie produits. Sa mère, Hélène Vié, a fondé cette entreprise en 1993. Depuis, elle imagine, met au point puis commercialise des produits alimentaires et cosmétiques parfumés à la violette, fleur emblématique de la Ville rose. L’équipe de cinq personnes a dégagé un chiffre d’affaires d’1,4 M€ au cours de l’exercice allant de septembre 2024 à septembre 2025.
Une logique de circuit court
« Deux tiers des ventes se font chez nos revendeurs professionnels (Relay, tabac-presse, boutiques, jardineries…) et le dernier tiers correspond à nos vente directement auprès des particuliers, via notre site de vente en ligne et dans notre péniche-boutique située sur le canal du Midi, juste à côté de la gare Matabiau », précise Mélanie Vié. L’équipe produit elle-même ses propres violettes - une fleur qui ne se récolte que de fin décembre à fin mars -, grâce à une serre située dans le quartier de Lalande, à Toulouse. Elle travaille ensuite en partenariat avec des artisans. La gamme se compose d’une partie épicerie fine (friandises, biscuits, thé, confiture, miel, moutarde, vinaigre, sel…), d’une partie cosmétiques (soins visage et corps à partir des feuilles de violette), ainsi que de bougies et de parfums d’ambiance.
« Nous travaillons en circuit court avec une quarantaine d’artisans aux savoir-faire variés : du chocolatier au savonnier, de la coopérative de miel, en passant par le biscuitier, le cirier... », énumère la dirigeante. Ces artisans créent des produits en marque blanche pour la Maison de la violette. L’aspect local est privilégié : « 70 % des artisans que nous sollicitons sont implantés en Occitanie », assure Mélanie Vié. En période de forte demande, l’été et lors des fêtes de fin d’année, des étudiants viennent renforcer l’équipe afin de préparer les commandes. Et une embauche devrait avoir lieu prochainement : « Nous envisageons de recruter une personne en CDI, dédiée à la production dans notre site toulousain », conclut l’entrepreneuse.











