Route de la mer : ça se décoince
Interrogés par La Lettre M, les commerçants de la route de la mer (Lattes et Pérols) se disent satisfaits de l’évolution des négociations avec la Saam (société d’aménagement de l’agglomération de Montpellier) et Montpellier Agglomération, engagées en 2011 dans le cadre du projet « EcoCité, de Montpellier à la mer ». L’idée initiale - construire des logements au-dessus des « boîtes à chaussures » -, que les professionnels jugent impossibles à mettre en oeuvre, a été abandonnée.
La Saam vient de lancer un appel à investisseurs pour la construction d’un ensemble mixte, à dominante commerciale, de 70 000 m2, dans la Zac Ecopôle (entre Carrefour et le domaine de Pailletrice). « Le lauréat sera désigné en octobre, à l’issue d’un dialogue compétitif », précise Thierry Laget, DG de la Saam. La livraison est prévue « dans quatre ans - deux ans d’études et deux ans de travaux ». Ce retail park accueillera une partie des commerces devant déménager. « Fly, But, Intersport et Alinea sont intéressés, aux côtés d’une quinzaine d’autres magasins de taille moyenne », annonce Patrick Hanot (Intersport).
Quels loyers ?
Eric Pasty (Crozatier) se dit « séduit », à condition que les loyers soient « raisonnables, à savoir entre 80 et 120 €/m2. Rien n’est gagné sur ce plan. Les investisseurs retenus ne joueront peut-être pas le jeu. » Autres projets en gestation : les extensions des galeries marchandes de Carrefour Grand Sud (Lattes) et Auchan (Pérols) par Klépierre et Immochan.
« Le projet actuel - 70 000 m2 d’espaces commerciaux pérennes, et non plus un hôtel-relais - est beaucoup plus réaliste, se félicite Patrick Hanot. La Saam et l’Agglo sont plus à l’écoute, que ce soit sur le timing, les contraintes et les exigences. A force d’échanger, on se comprend mieux et on aboutit à des solutions cohérentes. » « Il y a clairement eu, ces derniers mois, une prise de conscience de l’agglomération de la problématique du commerce, ajoute Eric Pasty (Crozatier). On a l’impression d’être entendus et réellement consultés. Par exemple, c’est une bonne chose que le projet d’hôtel-relais ait été abandonné. » Cette structure devait héberger temporairement des enseignes (le temps que des logements soient réalisés sur leurs toits), avant que celles-ci ne regagnent leur placement initial. « Ce schéma était complètement irréaliste », d’après Eric Pasty.










