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Pyrénées-Orientales
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Education - Formation
| 12/02/2014

Municipales à l’UPVD : Pujol et Codognès favorables à l’incubateur

Les deux candidats aux municipales de Perpignan, Jean-Marc Pujol, maire sortant UMP, et Jean Codognès, candidat EELV, ont exposé leurs propositions et leurs projets pour l’Université de Perpignan Via Domitia, à l’invitation de son président Fabrice Lorente. Durant une heure, chaque candidat a pu se prononcer sur divers sujets, comme l’implantation d’un incubateur d’entreprises innovantes au sein de l’Université, devant une centaine d’étudiants et d’enseignants chercheurs. « L’incubateur est un projet qui doit être dans un campus, c’est déjà le cas aux USA. La Ville y participera, on peut aider à sa construction », assure Jean-Marc Pujol, pour qui « le rapprochement entre les entreprises et l’Université est une absolue nécessité. » Pour Jean Codognès, cela semble une évidence, « car nous avons ici un centre performant de recherche en matière environnementale et solaire, reconnu dans l’Europe entière. C’est le moyen de faire coordonner le développement économique avec les compétences du territoire. Ce sera tapis rouge, à condition que le projet économique soit là. »

Jean Codognès prêt à financer 1 M€ par an
La question de moyens financiers accordé à l’UPVD a été abordée eu égard aux efforts consentis par le Grand Narbonne, en faveur des sites narbonnais. La Ville accorde 16 000 € pour Perpignan et ses 9 500 étudiants alors que l’Agglomération voisine Grand Narbonne attribue 150 000 € au site audois (800 étudiants). Le maire sortant préfère « une augmentation des frais d’inscription » plutôt que d’aller ponctionner le contribuable, tandis que Jean Codognès, considère que « la convention passée entre Narbonne et l’UPVD est une bonne base. On peut aller jusqu’à 1 M€ par an pour l’université, c’est ce que faisait Georges Frêche à Montpellier. »
Jean-Marc Pujol veut construire une antenne en centre-ville
Le débat engagé à l’Université a permis d’apporter un nouvel éclairage sur un projet de transfert des étudiants de la fac de droit en centre ville. Si Jean Codognès n’est pas opposé, Jean-Marc Pujol semble plus dans l’opérationnalité sous condition d’un co-financement Région, Conseil général, Agglomération : « J’ai déjà les dessins! Ça peut commencer demain, le permis de construire peut être délivré dans les six mois car la ville est propriétaire de ces 14 800 m2. La fac ne paiera rien. » Il rajoute « cette aide est à mettre en parallèle à celle accordée à l’installation d’entreprises comme Cémoi. Si une collectivité n’est pas capable de construire des locaux pour ses étudiants, elle sert à quoi ? » Les deux prétendants au fauteuil de maire ont aussi eu à répondre de leur action et de leurs projets sur l’amélioration des transports, ou encore sur la mobilité des étudiants (pistes cyclables) ou sur la vie étudiante à Perpignan.
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