Montpellier et Toulouse en tête du classement des métropoles françaises les plus attractives selon Arthur Loyd
Montpellier et Toulouse font partie des métropoles françaises « les plus attractives et résilientes », selon le baromètre 2022 dévoilé le 5 décembre par le cabinet Arthur Loyd. Plus largement, « la région Occitanie sort renforcée de la période Covid et apparaît aujourd’hui comme la troisième région française quant à sa croissance de l’emploi privé depuis le quatrième trimestre 2019 », souligne cette étude. De fait, Montpellier se hisse à la première place du classement des grandes métropoles (500 000 à 1 M d’habitants) devant Rennes et Strasbourg. Et Toulouse est classée deuxième, derrière Lyon et devant Bordeaux, au palmarès des très grandes métropoles accueillant plus de 1 M d’habitants.
Selon le classement Arthur Loyd réalisé sur la base de différents critères, Toulouse se classe à la première place pour les indices « performances économiques », « connectivité, capital humain et innovation » et « qualité de vie », mais au sixième rang pour l’indice « immobilier tertiaire et accueil des entreprises ». Montpellier arrive en première position concernant les indices « performances économiques » et « connectivité, capital humain et transitions », troisième en termes d’« immobilier tertiaire et accueil des entreprises », mais au septième rang pour l’indice « qualité de vie ».
Création d’emploi à la hausse dans l'Hérault
« Signe de l’influence positive de Montpellier », l’Hérault enregistre une progression de 5,9 % des créations nettes d’emploi au premier trimestre 2022 (par rapport à l’avant-Covid, quatrième trimestre 2019) avec 16 878 postes créés, précise ce baromètre. Et la forte croissance démographique de la capitale héraultaise, « de même que son excellente accessibilité – via sa ligne à grande vitesse – constituent la pierre angulaire de son succès ». « Ainsi Montpellier connaît-elle une très bonne dynamique économique, que ce soit du fait d’une forte progression de son emploi privé et de sa masse salariale ou encore d’une spécialisation croissante dans les activités métropolitaines supérieures, indique notamment Arthur Loyd. Pour ne rien gâcher, elle a pu compter sur un très bon climat des affaires à l’échelle régionale. Point moins positif, le taux de chômage – s’il est nettement orienté à la baisse – demeure quant à lui néanmoins élevé, atteignant 9,7 % fin 2021. » Toujours selon cette étude, « le dynamisme exceptionnel du marché de bureaux à Montpellier illustre l’effervescence économique de ce territoire » : « Ainsi bénéficie-t-elle d’un niveau record de transactions, qui lui permet de faire jeu égal avec les plus grandes métropoles, notamment Toulouse, qui fait pourtant partie de la catégorie des très grandes métropoles françaises. »
Le « sans faute » de Toulouse
Même constat concernant la capitale régionale. Deuxième du classement, la Ville rose réalise en effet « un quasi-sans-faute tant en termes de qualité de vie que de performances économiques. Un rebond qu’il convient de saluer après deux années marquées par les fortes répercussions économiques de la crise de la Covid-19, commente Arthur Loyd. Le dynamisme démographique de Toulouse et son ouverture à l’international – en témoignent ses infrastructures aéroportuaires, ses performances à l’export ou encore sa forte attractivité auprès des étudiants étrangers – la placent également au premier rang de l’indice “connectivité, capital humain et transitions“ ». Du côté des performances économiques, Toulouse bénéficie « d’un fort mouvement de création d’entreprise, d’un excellent climat des affaires à l’échelle régionale, et s’appuie sur une importante population d’employés cadres. » Avec des résultats concrets en termes d’emploi. La Haute-Garonne a ainsi créé 14 076 postes entre le deuxième trimestre 2021 et le deuxième trimestre 2022. Autre constat : « Toulouse surclasse ses rivales en termes de dépôt de brevet. Un très bon point, qui pourrait se traduire à l’avenir par un niveau accru de montants investis dans les filières de transition climatique, la ville étant à ce stade dépassée dans ce domaine par Lille, Bordeaux et Nantes. Ainsi pourrait-elle miser sur sa spécialisation en aéronautique pour s’ériger en tant que fer de lance de l’avion du futur ! », relève Cevan Torossian, directeur du département études et recherche d'Arthur Loyd.
L’Hérault en pointe dans les investissements liés à la transition climatique
En 2021, l’Hérault a attiré 770 M€ de capitaux en faveur de la transition climatique, indique par ailleurs Arthur Loyd dans son étude. « Un montant qui place le département en deuxième position derrière le Nord. Le département ne recense pas moins de onze projets, avec par exemple Urbasolar, spécialisé dans les fermes solaires. » « Le climat méditerranéen et notre position géographique donnent au territoire Occitanie-Méditerranée des atouts majeurs pour devenir un des leaders français et européens du développement durable : éolien, solaire, hydraulique », analyse Michel Peinado, directeur associé d'Arthur Loyd Occitanie Méditerranée, tout en mettant en garde sur les freins rencontrés : « Si l’offre tertiaire de Montpellier peut répondre facilement aux besoins d’acteurs économiques, ce n’est pas du tout le cas pour l’accompagnement des projets industriels. Non seulement nous constatons un déficit de locaux d’activités disponibles et adaptés, mais nous manquons cruellement de foncier immédiatement mobilisable pour l’accueil de grands projets structurants de production. »










