Ligne nouvelle du Sud-Ouest : le plan de financement est validé
Le tribunal administratif de Toulouse a tranché : le plan de financement de la Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) est validé fin juillet. Un mois auparavant, le 27 juin, des associations de défense de l’environnement et des élus occitans et néo-aquitains avaient déposé des recours afin d’obtenir l’annulation du plan signé en février 2022 et évalué à 14 Md€. Les 24 collectivités membres de l’établissement public SGPSO saluent la décision du tribunal alors qu’elles avaient défendu ce plan aux côtés de l’État et de SNCF Réseau. Elles estiment que la LNSO est « indispensable » et « permettra de doubler la capacité du réseau existant et d’améliorer le cadencement des trains sur des axes aujourd’hui saturés ».
« L’État doit tenir ses engagements financiers »
Le bureau de la SGPSO, présidé par Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, demande au Gouvernement de « ne pas mettre en péril le chantier en cours, dont les travaux ont débuté il y a plus de 18 mois » et l’appelle à honorer ses engagements financiers : « Reculer sur ce projet indispensable à la décarbonation de notre pays et à sa compétitivité économique serait une faute politique et climatique majeure. » La part de l’État représente 40 % du coût total du projet, tout comme celle des collectivités, soit un investissement de près de 140 M€ par an (130 M€ en 2026). Quant à l’Union européenne, elle participerait à hauteur de 20 %.
La LNSO, qui vise par ailleurs à relier Bordeaux à Dax (Landes), inclut la future LGV Bordeaux-Toulouse, qui permettra de relier les deux capitales régionales en 1h05 au lieu de 2h10, pour un coût de 14 Md€ (phase 1). Elle devrait être mise en service en 2032, un an après les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT).
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