Airbus reprend Quarkslab pour muscler ses positions dans la cybersécurité
Le groupe aéronautique et spatial toulousain Airbus va reprendre la société de cybersécurité Quarkslab, qui compte 100 salariés répartis entre Paris et Rennes. Une nouvelle étape de sa feuille de route visant à « consolider sa position de partenaire de confiance et souverain auprès des autorités françaises, tout en renforçant sa présence dans le paysage européen de la cybersécurité ». Pour François Lombard, directeur de la division Connected Intelligence chez Airbus Defence and Space, « l’expertise de très haut niveau de l'équipe de Quarkslab doit renforcer nos activités cyber qui sont en pleine croissance et de fait consolider notre position d’acteur cyber souverain en France et dans toute l'Europe. »
Et le dirigeant d’ajouter : « Cette acquisition contribuera à développer le bouclier numérique dont les pays d’origine du groupe et leurs alliés ont besoin pour conserver une longueur d'avance dans le domaine de la cybersécurité. »
Protéger les organisations et les éditeurs de logiciels
Quarkslab fournit des solutions de cybersécurité visant à protéger les organisations, leurs actifs critiques, leurs données et leurs utilisateurs contre les cyberattaques. L’entreprise commercialise également QShield, une solution destinée aux éditeurs de logiciels permettant de protéger leurs logiciels contre les menaces liées à l’intelligence artificielle, mais aussi de sécuriser les données, les secrets et le code, et de « protéger les composants périphériques, notamment dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, contre des tentatives de rétro-ingénierie par des attaquants ou de l’IA », précise Airbus. Le groupe haut-garonnais de 160 000 salariés, qui a livré l’an dernier 793 avions commerciaux à 91 clients dans le monde, a enregistré 73,4 Md€ de chiffre d’affaires consolidé (+ 6 %), un Ebit ajusté de 7,1 Md€ (contre 5,4 Md€ en 2024) et un bénéfice net consolidé de 5,2 Md€ (contre 4,2 Md€).











