L’agglo de Sète et le Département de l’Hérault veulent anticiper l’évolution du littoral
Sète Agglopôle Méditerranée et le Département de l’Hérault signent le 11 février une convention de partenariat dédiée à l’observation et au suivi du littoral. L’accord vise à mutualiser ressources et expertises respectives en vue d’établir un suivi topo-bathymétrique et de réaliser des études. « Nous allons partager nos connaissances pour anticiper les effets du changement climatique, explique Loïc Linares, président de l’intercommunalité. Nous voulons passer d’une gestion réactive à une stratégie d’adaptation afin d’orienter l’aménagement du territoire. » Pour Claudine Vassas-Mejri, première vice-présidente du Département, il s’agit d’éviter de « dupliquer les études sur les enjeux liés au tourisme ou au logement. »
Des enjeux à horizon de 30 ans
« Le changement climatique et ses effets ont des impacts multiples sur notre littoral : espaces naturels, l’activité conchylicole, le tourisme avec les campings, l’économie bleue, les biens et les personnes, les infrastructures routières..., explique Loïc Linares qui siège également au comité national du trait de côte. Au-delà des mesures de sécurité, il faut anticiper et surtout nous adapter. Depuis 2023, la collectivité étudie ces enjeux littoraux à travers son projet partenarial d’aménagement. Un fil conducteur destiné à anticiper le futur de ce territoire. Dans le cadre de cette convention d’une durée de cinq ans, nous allons bénéficier des 20 ans d'expertise de l'observatoire du littoral du Département ». La question du financement des actions à mener pour faire face à ces enjeux est « cruciale » rappellent les deux parties. « Il faudrait tendre vers l’acte 3 de la décentralisation en donnant l’autonomie et les capacités au territoire pour décider des actions à mener dans un cadre règlementaire et juridique adapté », souligne le président de Sète Agglopôle Méditerranée. Même si les enjeux sont différents, entre Frontignan Plage et le nord du bassin de Thau, l’agglomération a déjà identifié plusieurs points d’attention : Lido de Sète à Marseillan, station d'épuration, réseau d’alimentation du quartier sètois du Barrou... « L’anticipation et les adaptations nécessaires vont requérir des innovations – on peut imaginer des quartiers qui se déplacent - et s’établir sur un palier de temps estimé entre 30 ans et un siècle ! », conclut Loïc Linares. Ce partenariat va se traduire par la mise en place d’un comité scientifique, l’organisation d’ateliers, et d’actions de sensibilisation du public.










