À l’occasion du lancement de la 4e conférence régionale de prévention des inondations, ce mardi 23 novembre à Montpellier, le nouveau président de Région, Christian Bourquin, indique que « les projets avancent bien, mais ils sont freinés par la nécessité de muscler la maîtrise d’ouvrage locale au niveau financier, technique et juridique. Parallèlement, il faut que les Papi (Programmes d'actions de prévention des inondations, NDLR) soient poursuivis et qu’ils émergent sur les territoires qui n’en sont pas dotés ». Depuis 2006, la Région s’est engagée sur un accompagnement financier de 100 M€ pour « une stratégie ambitieuse de prévention des inondations ». Selon Christian Bourquin, « après des dizaines d’années d’inaction, il faut rattraper le retard et se fixer des priorités : sécuriser les digues en commençant par celles qui présentent le plus de risques, promouvoir des aménagements qui permettent de réduire les risques sur la population et les activités économiques et ne pas installer des populations nouvelles dans les zones inondables ».
Région à risque
En L.-R., les risques d’inondations s’étendent sur 12 000 km2, concernent 900 communes et 1,5 millions d’habitants.« Les risques d’inondations sont plus importants ici qu’ailleurs », confirme le préfet de région, Claude Balland. « Selon Météo France, en 50 ans, sur les 200 pluies supérieures à 200 mm en 24 heures, 130 sont tombées en Languedoc-Roussillon ». Le préfet relève un certain nombres d’avancées dans la politique de prévention des inondations. Sur les 1 132 communes du L.-R. où il y a des risques d’inondation, 950 sont couvertes par un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) dont 600 ont été approuvés. « On peut être plutôt satisfait », estime-t-il. Concernant la protection des populations, « le L.-R. est la première région de France pour le nombre de Programmes d'actions de prévention des inondations (Papi). Ils vont coûter quelque 433 M€, dont 155 M€ financés par l’Etat et 35 M€ par le Feder ». Huit Papi ont été décidés à ce jour, quatre sont en cours de réalisation. Des progrès sur le contrôle des ouvrages hydrauliques sont également salués. « La Dreal contrôlera les travaux effectués dans le Gard, la Lozère et les Pyrénées-Orientales, tandis que les directions départementales des territoires et de la mer superviseront ceux de l’Aude et de l’Hérault ». Pour finir, le préfet en appelle aux maires du département de l’Hérault pour qu’ils élaborent un plan communal de sauvegarde qui serait mis en place en cas de crise. « Seul 53 % des maires l’ont fait pour le moment, alors que cela a été demandé il y deux ou trois ans. Un modèle type a été envoyé récemment. »