La présidente de Région craint le démantèlement d’EDF et alerte sur les répercussions en Occitanie
Le projet Hercule, qui doit décider de l’avenir de l’entreprise publique EDF, inquiète Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, sur les répercussions économiques, écologiques, et sociales. La présidente soutient les quatre fédérations syndicales des agents d’EDF mobilisées et demande l’organisation « en toute transparence d’un réel débat parlementaire et citoyen autour de l’avenir d’EDF. Comme je l’ai déjà dit pour la SNCF, EDF doit demain retrouver une vraie vision industrielle pour le pays et ses citoyens. »
Fin d'un modèle
Actuellement discuté par le gouvernement et la commission européenne, ce projet scinderait EDF en trois entités distinctes (voir encadré). Une approche qui fait craindre à la présidente de Région un risque de « démantèlement, voire de privatisation, du fleuron de l’énergie française et de la fin d’un grand modèle de service public de l’énergie ». Dans un contexte économique déjà pesant, elle s’inquiète pour les emplois locaux, « soit quelques 2500 personnes qui sont directement concernées par l’avenir d’EDF en Occitanie ». Alors que l’on fête les cinq ans de l’Accord de Paris, Carole Delga pointe les questions de « la souveraineté énergétique de notre pays, nécessaire notamment pour réussir la transition énergétique dans nos territoires afin de lutter en actes contre le réchauffement climatique » et du « prix de l’énergie, demain, pour nos concitoyens.»
Frein à la transition écologique
Enfin, autres grands enjeux locaux, « l’exploitation des barrages dont la gestion pourrait être ouverte à la concurrence, ce projet fragiliserait la production d’énergie hydraulique verte, indispensable pour réaliser l’ambition régionale en matière de transition énergétique, notamment dans le développement de la filière de l’hydrogène vert. Une telle gestion menacerait également la gestion de l’eau à l’échelle nationale et régionale, dans un moment crucial où le réchauffement climatique fait peser sur la gestion de cette ressource une pression sans précédent, impactant directement la vie des habitants ».










