Julien Denormandie, VRP de l'agriculture moderne à Toulouse
En visite en Haute-Garonne le 4 mars, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie s’est rendu à l’Inrae (Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) Occitanie-Toulouse, deuxième plus gros centre Inrae de France après celui de Montpellier. À cette occasion, il a découvert des outils innovants destinés à accompagner la transition écologique. Il a notamment pu piloter une des trois Phénomobiles présentes en France (les deux autres sont à Montpellier et Clermont-Ferrand). Ce robot, muni de capteurs et de caméras multispectrales, permet de collecter des données sur l’état de croissance, de nutrition ou encore de stress hydrique d’une parcelle agricole. La machine développée par l’Inrae et fabriquée par deux entreprises du sud-est de la France (Méca 3D et Robopec) est née d’un programme de recherche de 2 M€ et a coûté à elle seule 500 k€.
Promouvoir la modernité agricole
« Le monde agricole est innovant ; c’est d’ailleurs ça qui lui permet de répondre à la transition agroécologique », a déclaré le ministre. Il a d’ailleurs rappelé que le Gouvernement a mis en place, dans le cadre de France Relance, « un énorme plan de modernisation des équipements doté de plus de 215 M€ ». En un mois, celui-ci a rencontré un « très vif succès, notamment en Occitanie ».
Pour le ministre, il est essentiel de promouvoir le caractère innovant de l’agriculture. « Le monde agricole recrute. Beaucoup de personnes pourraient être interessées par ces métiers, mais elles ne savent pas que ceux-ci sont profondément innovants et qu’ils utilisent des machines dernier cri », constate Julien Denormandie. Il estime pourtant que ces arguments pourraient « susciter un certain nombre de vocations », dans un contexte où l’agriculture va avoir besoin de nouveaux installés pour compenser le grand nombre d’agriculteurs qui vont partir à la retraite dans les prochaines années










