Le président du directoire des Journaux du Midi, Alain Plombat, détaille pour La Lettre M le contenu du plan d’actions « 2011-2014 », qui doit permettre au groupe de presse de « restaurer une rentabilité durable de l’ordre de 2,5 % du chiffre d’affaires » en « améliorant les résultats actuels d’environ 10 M€ à l’horizon 2014 ». Les mesures présentées au comité d’entreprise des Journaux du Midi, lundi 3 octobre, comportent un volet défensif, avec la suppression de 158 postes, et un volet offensif : amélioration du contenu, monétisation du site Internet, et diversification.
Développement de l’offre numérique
« Cette refondation a pour but de projeter des journaux tels que Midi-Libre, créés il y a plus de soixante dix ans, dans l’ère numérique, explique Alain Plombat à La Lettre M. Cela passe par une amélioration, tant sur la forme que sur le contenu, de nos quotidiens. Dès l’été 2012, le passage à la quadrichromie sera effectif avec des éditions de 64 pages. Nous proposerons également une offre « week-end » incluant un magazine pour capitaliser sur les bons chiffres de vente en fin de semaine ». Des projets qui devraient contribuer à hauteur de 2 M€ dans le redressement des comptes. Une évolution de l’offre éditoriale et des capacités de l’imprimerie du groupe qui va s’appuyer sur un investissement d’un million d’euros. Au delà de l’offre papier, Les Journaux du Midi entendent développer leurs éditions numériques à travers le lancement des applications pour i-phone, déjà disponibles et i-pad (fin 2011).
8 M€ d’économie sur la masse salariale
« Nous souhaitons également être plus performants en matière de services géolocalisés. Cette diversification de l’offre passera également par l’organisation de salons, la distribution de journaux sur le modèle des NMPP et l’édition. Notre ambition est de proposer des ouvrages à fort ancrage local et régional », ajoute le président du directoire des Journaux du Midi. En termes d’organisation du travail, le plan d’actions du groupe prévoit un allongement du temps de travail des services de PAO. De 30 heures actuellement, la durée du travail sera portée à 35h/semaine. Le plan d’action prévoit une réducation des effectifs, sur la base de départs volontaires : la suppression de 158 emplois, dont 123 CDI, devrait permettre une économie de 8 M€. La masse salariale du groupe représente en effet 49 % de ses charges.