Hérault/Bâtiment – Commandes : Patrick Ceccotti veut y voir plus clair
Patrick Ceccotti, président de la FFB de l’Hérault, a remis mardi à Hélène Mandroux, maire (PS) de Montpellier, une lettre lui demandant « des éléments chiffrés et concrets sur les commandes à venir pour rassurer nos adhérents », lors de l’inauguration du 4e salon Batitech, place de la Comédie à Montpellier. « Il faut faire un effort pour accélérer la commande publique, déclare-t-il à La Lettre M. On ne voit pas dans les faits la volonté politique affichée. J’insiste également sur la notion de mieux-disant. Une collectivité ne doit pas se sentir obligée de traiter avec le moins cher ». ?Selon P.Ceccotti, le deuxième semestre 2009 s’annonce difficile : « On va laisser beaucoup d’entreprises sur le bord de la route entre temps. Il y aura des destructions d’emplois, on le constate au tribunal de commerce : le nombre de dépôts de bilan double tous les mois. Jusqu’à présent, les plus petites entreprises, qui ont le moins d’ancienneté, étaient le plus touchées. Là, ça commence à toucher un autre niveau. Les entreprises vivent sur leurs réserves financières, et sont en train de les brûler, quand bien même elles réduisent leur activité et suppriment l’intérim, les CDD, formations, investissements… » La situation serait « pire » que lors de la crise précédente de 1993. « A l’époque, les entreprises cherchaient du travail également, mais ne descendaient pas aussi bas dans le prix. Aujourd’hui, c’est démesuré, certains bradent leurs services à 25 % au-dessous du prix du marché. Nos entreprises manquent de confiance. »?3 000 emplois à renouveler d’ici à 2014 dans l’HéraultBatitech (une vingtaine d’exposants, environ un millier de jeunes visiteurs prévus) se veut « une vitrine au service de nos métiers, a déclaré Patrick Ceccotti lors de son discours. Le bâtiment est la première industrie locale, elle génère dans l’Hérault 30 000 emplois directs, dont 10 % sont à renouveler dans les cinq prochaines années. Les salaires minimum ont été fortement revalorisés : 41 % sur les 7 dernières années. On est à la 5e place, alors qu’au début des années 2000 nous étions dans les trois dernières régions. Ce n’est pas le fruit du hasard, c’est une vraie volonté pour amener les jeunes vers nos métiers. En matière de développement durable et d’énergies renouvelables, nos métiers vont être sous les feux de la rampe. Cette rencontre est censée être une source d’information et de contacts dédiée aux jeunes, à leurs parents et aux demandeurs d’emplois. Elle doit leur montrer que nos métiers sont dignes d’intérêt et porteurs d’avenir : nous embauchons et nous formons. Les chefs d’entreprises sont souvent d’anciens ouvriers, parfois même d’anciens apprentis. Les métiers du bâtiment sont un outil de l’intégration et constituent un réel ascenseur social. »H.V.










