Gérard Maurice réélu à la présidence du Ceser L.-R.

Gérard Maurice a été réélu, mercredi, à la présidence du Ceser (conseil économique, social et environnemental régional) L.-R., sa candidature recueillant 85 voix sur 91 suffrages exprimés.
« L’assemblée a été profondément renouvelée », a souligné Pierre de Bousquet, préfet de région. Plusieurs secteurs, auparavant absents, font en effet leur entrée : employeurs de l’économie sociale et solidaire, établissements de santé, secteur artistique et culturel, Union syndicale Solidaires, associations caritatives, associations de retraités et de personnes âgées, syndicats étudiants, représentants des langues et cultures régionales, représentants de la ruralité. « 46 d’entre vous font leur entrée pour la 1ère fois, soit un taux de renouvellement de 50 %. » La nouvelle assemblée est plus jeune (54 ans de moyenne d’âge, au lieu de 69 ans lors de l’installation précédente, en novembre 2007) et féminisée (33 % de femmes, au lieu de 24 % précédemment).
Christian Bourquin a salué « l’outil indispensable de la République qu’est le Ceser », en vantant « la fraîcheur de votre réflexion » et le « côté laboratoire d’idées, axé sur le développement économique et la préservation de l’environnement ». D’après lui, « un bon travail a été fait lors de la précédente mandature. Je suis destinataire de tous ces travaux, et je les lis, ça m’intéresse ! Vous êtes ce pouls, cette écoute de la société civile. »
Pierre de Bousquet : « Une période de choix déterminants s’ouvre »
Pierre de Bousquet a appelé les membres de l’assemblée à être « des observateurs attentifs, critiques et proposants vis-à-vis des politiques publiques. Ayez toujours le long terme comme perspective. Il est essentiel que chacun d’entre vous sache s’élever à la hauteur de l’intérêt général. Dans les discussions, ne soyez pas l’avocat, le mandataire du groupe que vous représentez. Vous êtes dépositaire d’une partie du destin de la région, davantage que vous l’êtes dans vos fonctions individuelles. Dans un monde complexe, il y a besoin d’un projet, d’une vision, d’une stratégie. C’est votre rôle : aider les politiques à définir cette ambition, ce projet, à nous accompagner. »
Il a rappelé les enjeux forts qui se dégagent dans les prochains mois et années : gestion des fonds européens (1 Md€ d’ici à 2020 en L.-R.), mise en œuvre du nouveau schéma régional de développement économique (qui sera débattu en session publique le 20 décembre) et nouveau contrat de projets Etat/Région. « Une période de choix déterminants s’ouvre. Ces choix auront un impact sur des décennies. Il nous faut y être attentifs. J’attends que vous soyez audacieux, imaginatifs, voire impertinents. Surprenez-nous ! Inspirez-nous ! »
Photo / HV










