Gard/Agroalimentaire – Les 55 salariés de Bonny SA fixés sur leur sort le 3 février
Les 55 salariés de l’usine de conditionnement de volailles de Saint-Jean-du-Pin sauront le 3 février si le tribunal de commerce de Nîmes décide ou non la liquidation judiciaire de leur société, examinée à l’audience du 21 janvier. Repris en mai par le groupe Gastronome (3,3 Mds de CA), la société cévenole est en redressement judiciaire depuis le 12 novembre. « L’administrateur a demandé la mise en liquidation, confirme Jean-Luc Alnet, directeur du site. C’est logique, nous avons des baisses de volume de 30 à 40 %, dans une entreprise qui est déjà en grosses difficultés depuis 10 ans ».« Ils veulent faire assumer le plan social par la collectivité »Pour Alexandre Castano, délégué CGT, la baisse de volumes est encore plus conséquente, mais elle n’explique pas tout : « La baisse de consommation de volaille au niveau national est de 3 %. À Bonny, les volumes ont baissé de 60 % ! On perd de l’argent, mais c’est normal, quand notre principal fournisseur est le groupe. Nous sommes alimentés en matière première par Gastronome à partir de la Loire-Atlantique, alors qu’il y a une usine, Bernard Royal Dauphiné, dans la Drôme qui pourrait nous approvisionner ». La distance a impliqué des coûts devenus fatals pour l’entreprise. « On perdait de l’argent quand ils nous ont racheté, argumente Alexandre Castano, et ils ont réussi à nous épuiser financièrement pour faire assumer le plan social par la collectivité, via une liquidation judiciaire. D’ailleurs, la direction nous a déjà dit qu’elle avait des solutions de reclassement alors que le jugement du tribunal de commerce n’est toujours pas tombé ». Les salariés souhaitent que le tribunal lance un plan de continuation qui permette de négocier avec d’autres repreneurs potentiels. Réponse le 3 février.F.D.










