Fédération du BTP 31 : la charte Ethibat s’élargit à la RSE
La Fédération du BTP 31 présente le 29 novembre la nouvelle charte Ethibat RSE, un document d’engagement volontaire destiné aux acteurs du BTP en Haute-Garonne qui souhaitent faire reconnaître leur démarche d’intégration de la RSE à leurs pratiques professionnelles. « Nous faisons évoluer la charte Ethibat, lancée en mars 2015 pour lutter contre le travail illégal, avec un engagement RSE, indique Émile Noyer, président de la Fédération BTP 31. C’est une opportunité pour nos entreprises d’être positivement identifiées. » Elle s’adresse aux entreprises et artisans du BTP, mais a aussi vocation à attirer les maîtres d’ouvrage et les fournisseurs de matériaux. La fédération, qui compte 200 signataires, vise les 250 en janvier.
Déclinaison des sept piliers de la RSE
Cette charte d’engagement volontaire s’articule autour des sept piliers de la RSE : les relations et conditions de travail, les droits de l’Homme, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs, les communautés et le développement local, la gouvernance et l’environnement. « Nous avons transposé et simplifié ces axes pour les acteurs du BTP, afin de décliner des comportements concrets, mesurables et quantifiables », explique Mathieu Roudié, chef de file Ethibat RSE et président-assesseur de la Fédération du BTP 31. Ainsi, la gouvernance renvoie - entre autres - à la garantie de transparence par la publication annuelle des comptes. Les questions relatives aux consommateurs se traduisent notamment par la souscription d’assurances obligatoires dans l’intérêt des clients, tandis que l’environnement s'illustre par la réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise, via le développement des circuits courts.
Des critères sélectifs et informatifs
Pour adhérer à cette charte, l’entreprise répond à un questionnaire en ligne et renseigne des critères sélectifs et informatifs. « Nous discernons les engagements sélectifs des entreprises, qui relèvent du respect de la loi et des règlements, des engagements informatifs, qui sont volontaires, comme le fait de favoriser l’insertion professionnelle, d'agir pour la réduction des déchets ou encore de valoriser les fournisseurs de proximité », détaille Mathieu Roudié. La fédération vérifie que les réponses sont en concordance avec les critères sélectifs de la charte. « Par nature, nous ne pouvons pas vérifier les engagements informatifs, car ils relèvent de l’intention, précise le président-assesseur. La fédération va donc accompagner ses adhérents dans la montée en compétence tout en respectant les règles de la charte, à travers des réunions d’information, des groupes de travail et un accompagnement personnalisé. » La charte est valable deux ans.











