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Région Occitanie
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Immobilier
| 15/09/2025

En manque d'investisseurs, le marché du logement neuf poursuit sa baisse en ex-Languedoc-Roussillon

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© VC

Les volumes de vente de logements neufs continuent de reculer au premier semestre 2025 en ex-Languedoc-Roussillon, alors que les mises en vente restent stables (-1 %) selon les chiffres présentés le 12 septembre par la Fédération des promoteurs immobilier Occitanie Méditerranée (FPI OM). « Les ventes au détail, soit 776 unités, enregistrent un recul de 23 %, explique Thierry Iacazio, président de la FPI OM. À contrario, les ventes en bloc, passées de 176 à 388 logements, ont permis de sécuriser des programmes ». Avec l’arrêt du dispositif Pinel, les investisseurs ne pèsent plus que 18 % des transactions, contre 52 % à la m^eme période de 2024.

Hausse des mises en vente dans la métropole montpelliéraine
Autre constat, le marché se grippe avec une offre commerciale en baisse de 18 % (3 346 logements) et des stocks durs de logements invendus atteignant 7 % de l'offre, contre 2% en 2022. Dans son bilan semestriel, la FPI Occitanie Méditerranée dénombre 1 450 mises en vente sur les six premiers mois de l'exercice, avec des disparités selon les territoires. La métropole de Montpellier affiche ainsi 588 mises en vente, soit une hausse de 70 % sur un an. Concernant Montpellier, la progression est de 135 %, traduisant « le choc de l’offre » initié par la Ville. « Cette dynamique est à contre-courant des autres territoires, même si les volumes restent encore bas par rapport à 2023 (667 logements, NDLR) ». La métropole de Montpellier reste une « locomotive » pour les promoteurs grâce « au lancement d’opérations en Zac, représentant 67 % des ventes au détail. Le marché montpelliérain, qui enregistre une progression de 11 % des ventes, soit 500 transactions, a été soutenu par l’accession aidée représentant 41 % des opérations, dont 18% en BRS (bail réel solidaire, NDLR) et 15 % en zone de TVA à 5,5 % », souligne Thierry Iacazio, aux côtés de Sandrine Peythieu, vice-présidente de la FPI OM.

Disparités territoriales
Les marchés régionaux secondaires connaissent des situations assez similaires avec des dynamiques baissières et ce « après des années porteuses » dans certains territoires, comme les agglomérations de Nîmes avec un recul de70 % de mises en vente ou Béziers (- 88 %). Si Perpignan (- 40 %), Nîmes (- 97 %), Sète (- 40 %) et Béziers (- 97 %) enregistrent des niveaux de vente au détail en baisse, l'agglomération de Narbonne tire son épingle du jeu avec une hausse de 6 % des transactions dans le neuf, le secteur n’ayant pas été impactée par la fin du dispositif Pinel.  « La hausse des autorisations de construire, des mises en ventes et des ventes, notamment dans le territoire de  Montpellier Méditerranée Métropole, ne se traduisent pas encore par une augmentation des mises en chantiers, conclut Thierry Iacazio, considérant que « les tendances du marché, notamment secondaires, traduisent une dynamique de reconstitution de l’offre même si celle-ci demeure très fragile après deux années très dégradées. »
* données produites par le cabinet Adéquation.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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