Déconfinement : les détails du nouveau protocole sanitaire
À compter du 19 mai - date du déconfinement - de nouvelles règles s’appliquent aux entreprises selon le nouveau protocole sanitaire élaboré par le gouvernement. « Le travail ne reprend pas “comme avant “, soulignent notamment les services du ministère du Travail dans un document adressé ce même jour au patronat et aux syndicats. Il s’agit de réapprendre ensemble de nouvelles manières de faire son travail en sécurité et pour cela de s’approprier de nouveaux gestes, de nouvelles consignes, une répartition différente des tâches. » Concernant le télétravail, le protocole maintient la règle du « cinq jours sur cinq » pour les salariés qui le peuvent, avec la possibilité d’une « soupape » d’un jour par semaine pour ceux supportant mal l’isolement. En la matière, l'accord avec l'employeur reste la règle jusqu'au 9 juin. À compter de cette date, le télétravail sera à nouveau régi par le dialogue social entre les employeurs et les représentants du personnel. Les employeurs pourront dès lors choisir le nombre de jours de télétravail qu'ils souhaitent mettre en place dans leur entreprise.
Aération des locaux
Si l’obligation du port du masque – en extérieur et en intérieur – est maintenue, la principale nouveauté introduite par ce protocole concerne l’aération des espaces de travail « quand un système performant n’est pas disponible ». « La maîtrise de l'aération/ventilation est une mesure essentielle de prévention des situations à risque d'aérosolisation », précise à ce sujet le document reprenant les recommandations sanitaires du Haut conseil en santé publique. Concrètement, il est recommandé d’ouvrir portes et fenêtres et de mesurer le taux de dioxyde de carbone dans l’air « à l’aide d’un détecteur de CO2 », afin de minimiser les risques de propagation du virus.
Vaccination et autotest
Autre préconisation de ce nouveau protocole, la possibilité pour les entreprises de proposer des autotests à leurs salariés, « dans le respect des règles de volontariat et de secret médical et avec une information du salarié par un professionnel de santé. » En cas de test positif, le salarié sera isolé à son domicile. En matière de vaccination, le protocole oblige l’employeur à autoriser ses salariés à s’absenter pendant leurs heures de travail pour aller se faire vacciner. Et si le salarié doit informer l’employeur de son absence pour cause de visite médicale, il n’aura pas à en préciser le motif. Le nouveau protocole stipule cependant « qu’il n’existe pas d’autorisation d’absence de droit pour un salarié qui part se faire vacciner ailleurs », même si le texte incite les employeurs à faciliter l’accès des salariés à la vaccination. Enfin, concernant les salariés reprenant leur activité après une longue période de chômage partiel nécessitant de se « réapproprier des gestes professionnels non pratiqués depuis de longs mois », le ministère recommande de les accompagner dans le cadre d’un dialogue social interne. Objectif visé, limiter le risque d’accident de travail.










