Au campus de l’Oncopole, le futur Hub va être cédé pour 28 M€
Top départ du chantier du Hub, futur lieu de vie situé dans la friche OMS du campus de l’Oncopole, à Toulouse, qui sera cédé à une foncière début 2026 pour 28 M€. Porté par les promoteurs immobiliers Sopic et Villes et Territoires, ce projet avait remporté l’appel à projets « Dessine-moi Toulouse » lancé par Toulouse Métropole en 2019. Le futur bâtiment de 10 000 m2 imaginé par David Rechatin (REC Architecture) proposera des bureaux convertibles en laboratoires, une salle d’escalade, un restaurant, une micro-crèche, une conciergerie et des places de stationnement. Sa construction nécessite la démolition de l’ancien bâtiment OMS, engagée début octobre. Le Hub devrait être livré entre le deuxième et le troisième trimestre 2027.
À l’origine, une réhabilitation du bâtiment de la chaudronnerie industrielle OMS, à l’abandon depuis deux décennies, avait été envisagée dans une volonté de préserver la mémoire de ce site ancien. Des études de structures ont finalement mis un terme à ce projet, ce bâtiment – dernière trace visible de l’ancien site chimique AZF – ayant été touché par des incendies. Des étapes de désamiantage et de dépollution du sol sont par ailleurs nécessaires avant la construction du Hub, qui sera lancée début 2026. « Un équipement sportif sera greffé au bâtiment, sur un terrain de 5 000 m2 actuellement vide », précise Camille Nunes, directrice générale de Villes et Territoires.

©Laurie Correia
« Favoriser les échanges »
« Le Hub s’inscrit dans le campus Santé du futur et se trouve au pied du Téléo (téléphérique urbain, NDLR), à côté d’Evotec et face à l’IUCT Oncopole, poursuit la dirigeante. Il accueillera différentes activités ouvertes au public. » Les deux promoteurs ont souhaité proposer un lieu de vie « pensé pour favoriser les échanges entre chercheurs, entreprises et habitants », dans « une zone qui fonctionne en silo ». Ils ont racheté le terrain de 11 000 m2 en septembre dernier à Toulouse Métropole après acquisition de la collectivité auprès de l’entreprise de biotechnologies Evotec.
« Le bâtiment sera vendu en bloc à une foncière au début de l’année prochaine », indique Camille Nunes, sans dévoiler l'identité de l'acquéreur. Les preneurs des espaces de loisirs et de la micro-crèche ont déjà signé leurs baux. « En ce qui concerne la restauration, c’est toujours en cours et les bureaux sont remplis à 50 %, ajoute-t-elle. Les preneurs sont des laboratoires pharmaceutiques et des start-up liées à la santé. »











