Argelès-sur-mer : la zone d’activité économique génère 159 M€ de CA
L’unique zone d’activité économique d’Argelès-sur-mer, créée en 1981, génère un CA de 159 M€, selon une étude réalisée par la CCI de Perpignan pour le compte de l’UPAM (union des parcs d’activités méditerranéens, 62 adhérents), l’association économique de la zone, présidée par André Diaz-Gonzalez. « L’objectif de cette étude est d’analyser le poids économique de cette zone d’activité à vocation généraliste », souligne Bernard Fourcade, le président de la CCI de Perpignan lors de sa présentation, mardi 6 octobre, au foyer rural d’Argelès-sur-mer. « Cette étude permettra aux dirigeants de mieux se situer et à l’association d’accélérer la mise en place de projet comme un point poste, une action en faveur du développement durable puisque 50% des entreprises seraient prêtes à s’engager sur un projet commun », affirme Andréa Diaz-Gonzalez.
200 établissements pour 1 401 emplois
Cette zone située à l’entrée de la commune s’étend sur 51 ha, sur laquelle sont implantés 200 établissements, employant 1 401 personnes (dont 67,8 % en CDI). Les activités prépondérantes sont les services (30 %), le commerce (21,5 %) et le bâtiment (17 %). À lui seul, le commerce représente un tiers des emplois de la zone et 51,4% du CA total. Les services à la personne occupent une part non négligeable avec 11 % des établissements. Les artisans représentent quant à eux 36,5 % des entreprises. 84,2 % des établissements sont des créations, un taux supérieur aux zones de Saint-Charles (76 %) et Polygone (77 %). Si 72 % des entreprises ont leur siège social sur la zone, 3,6 % d’entre-elles ont leur siège social en Europe (Belgique, Espagne).
Une attractivité reconnue depuis 2000
« Une entreprise sur deux s’est implantée sur la zone entre 2000 et 2008. Et près de 20 % en 2009 et 2010, indique Jean-Jacques Marti, responsable du service Etudes et statistiques de la CCI. Preuve de l’attractivité de la zone, 12,4 % des établissements ont déplacé leur activité pour s’y implanter. Sur les zones de Saint-Charles et du Polygone, ce taux est respectivement de 5 % et 9 %. » Un détail important, quand on sait que le prix moyen du loyer est de 5,31 €/m2 (surface moyenne 286 m2) contre 4,58 €/m2 au Polygone (surface moyenne 589 m2) et 2,82 €/m2 à Saint-Charles (surface moyenne 1 213 m2). L’avenir économique sera tourné vers l’intercommunalité La dernière extension de cette zone date de 2004 avec 72 670 m2. « Actuellement la zone est pleine, assure Jean-Christophe Kerjouan, conseiller municipal chargé de la zone d’activité. Il reste un espace foncier d’environ 15 000 m2 qui sera aménager pour accueillir une douzaine d’entreprises artisanales à l’horizon 2011 ». Alors que la municipalité vient de modifier son POS pour urbaniser 4,5 ha (habitat, structure médico-sociale), « le développement de nouveaux projets à vocation économique se fera dans un esprit d’intercommunalité. En effet, la communauté de Communes Albères-Côte Vermeille est appelée à devenir une intercommunalité forte au sud de l’agglomération de Perpignan », assure le conseiller municipal.










