Anyos vise un déploiement massif de ses bornes de recharge
Revendiquant une solution éco-conçue, bas carbone et 100 % made in Occitanie, la start-up toulousaine Anyos porte des ambitions internationales avec ses bornes de recharge électrique, notamment grâce à une augmentation de capital prévue dans les mois à venir.
C’est l’histoire d’une borne à l’accent occitan. Imaginée à Toulouse – au sein de La Cité, où Anyos emploie quinze personnes –, fabriquée à Castres par Syselec (qui produit aussi les robots agricoles de Naïo Technologies), où une dizaine d’employés s’y consacre à plein temps, et installée par le groupe Fauché, à Montauban. Un lien avec le territoire auquel tiennent fermement les trois co-fondateurs de l’entreprise, Paul Malbert, Aurélien Michel-Vioux et Nicolas Vermorel. D’abord à la tête de Secure Charge, société fondée en 2019 qui proposait un service clé en main permettant de recharger des flottes de véhicules, le trio a ensuite renommé l’entreprise Anyos pour développer ses propres bornes.
Un impact écologique réduit
L’innovation majeure est la structure du dispositif, en deux parties : une base métallique fixée au sol et une façade amovible contenant l’équipement électrique et technique. Avec à la clé un impact écologique fortement réduit, assure Paul Malbert, PDG : « La borne standard du marché est coulée dans du béton et vit trois ans. Notre socle, dont le design est breveté, est rivé au sol et a une durée de vie de dix ans. La façade, dont le concept est lui aussi breveté, peut être changée en cinq minutes, permettant une évolution quasi infinie, comme l’ajout de points de charge et un dépannage en cinq minutes. Même si la borne est plus coûteuse que la moyenne, nous annonçons une économie de 30 % sur dix ans et économisons jusqu’à cinq tonnes de CO2 par rapport aux bornes standard. » Commercialisée depuis 2023 en vente directe, cette borne nommée ANY S a déjà été installée chez 250 clients de la jeune pousse, comme le siège de GA Smart Building à Toulouse et des caisses régionales du Crédit Agricole. La borne ANY M, plus petite et destinée au marché résidentiel et aux TPE, devrait quant à elle être commercialisée en septembre prochain.
Vers une augmentation de capital
Candidate au projet Révéo de la Région Occitanie, représentant 1 000 bornes, Anyos annonce à La Lettre M son souhait de procéder dans les prochains mois à une augmentation de capital. Après avoir levé 1,5 M€ en 2022, cette opération permettrait selon la start-up de viser le cap des 16 M€ de chiffre d’affaires en 2026, contre 1,3 M€ en 2023 et 2,5 M€ prévus cette année. « Nous visons 10 000 points de recharge à horizon 2026, contre 1 000 fin 2023. Et dans le meilleur des mondes, nous serons présent à l'international, même si ce n'est pas l'objectif à court terme annonce le dirigeant. Une centaine de recrutements sera également effectuée – sans compter les effectifs de Syselec – et nous avançons dès maintenant sur la R&D en vue de déposer de nouveaux brevets. Nous voulons cependant rester fabless (sans unité de production en interne, NDLR) afin de minimiser notre empreinte carbone et préférons nous appuyer sur des partenaires pour les réparations. »











