Hebdo du mardi

Revue de presse

Monde

À qui profitent les richesses générées par les entreprises du CAC 40 ?

Le Point

L'hebdomadaire publie - en exclusivité dans son numéro du 10 juin - les résultats d'une enquête de l'Institut Molinari sur la répartition des milliards d'euros générés par les entreprises du CAC 40. Selon les calculs de ce think tank libéral, la contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC 40 a atteint 389 Md€ en 2019. Sur cette somme, ce sont les salariés qui ont touché l'essentiel, avec 69 %, soit 267 Md€ de salaires et de cotisations sociales. Les États s'avèrent être les seconds bénéficiaires, via les impôts qu'ils récupèrent sur leurs résultats. L'année dernière, ils ont encaissé 20 % de la richesse créée par le CAC 40, soit 80 Md€. L'État français profite évidemment de cette manne. Et contrairement à une idée largement répandue, les actionnaires n'arrivent qu'en dernier grâce aux dividendes, avec 11 %, ou 42 Md€ nets d'impôts une fois déduit l'argent versé aux actionnaires salariés.

Face à la crise, les anciens d'Airbus reprennent du service

Challenges

« La "dream team" est de retour, ou du moins une partie ». L'hebdomadaire consacre une enquête publiée dans son édition du 4 juin aux anciens piliers du groupe Airbus « sortis de leur retraite pour aider l'industrie européenne à affronter la crise économique la plus importante de l'histoire de l'aéronautique ». Deux grands piliers de l'équipe de l'ex-PDG, Fabrice Brégier, reviennent ainsi aux affaires, moins de deux ans après leur départ. L'ex-directeur des programmes Didier Evrard a pris la tête de la force d'intervention créée par le Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) pour identifier et épauler les PME les plus fragiles. Outre-Manche, c'est un autre ancien homme fort d'Airbus qui a repris du service. L'Écossais Tom Williams, 66 ans, ancien numéro deux d'Airbus Commercial, va tenter de limiter la casse chez les sous-traitants britanniques.

Le coût des mesures gouvernementales revu à la hausse

Les Échos

Le gouvernement français relève une nouvelle fois son estimation du montant total des mesures prises face à la crise sanitaire, analyse le quotidien dans son édition du 11 juin. « Près de 136 milliards d'euros sont désormais destinés au soutien à l'économie, à l'emploi, aux collectivités territoriales et aux plus précaires, contre 110 milliards d'euros prévus à la fin avril », soulignent Les Échos. Reflétant la brutalité du choc économique et l'effort financier mis en place pour tenter de l'amortir, ce nouveau budget confirme les prévisions déjà annoncées d'une contraction de 11 % de l'économie française cette année et d'une dégradation des finances publiques, avec un déficit public attendu à 11,4 % du produit intérieur brut (PIB) et une dette prévue à 120,9 % du PIB.

Occitanie

Les sous-traitants de la filière aéronautique à la peine

Le Figaro

À la veille de l'annonce du plan de sauvetage gouvernemental du secteur aéronautique, le quotidien se penche (le 6 juin) sur les difficultés des sous-traitants du groupe toulousain Airbus. À la tête de l'entreprise Cauquil SA fondée en 1947 à Mondouzil, près de Toulouse, Didier Cauquil « parcourt, préoccupé, les allées de son usine où seulement six machines sur 32 fonctionnent ». La crise du secteur aéronautique a mis à genoux la société, qui fabrique des pièces détachées pour l'avionneur. «Des centaines d'entreprises sous-traitantes sont en grande difficulté, c'est très dur pour nous... Les commandes annulées, on se retrouve avec un stock de pièces sur les étagères, je n'avais jamais vu ça. Et je ne suis pas le plus mal loti », confie le PDG. 

L'extension de Port-la-Nouvelle sur la sellette

Le Canard Enchaîné

L’hebdomadaire se penche sur l’extension du port audois de Port-la-Nouvelle dans son édition du 4 juin. Un chantier controversé selon plusieurs opposants au projet dont Guillaume Cros, vice-président (EELV) de la Région Occitanie. « On nous a vendu une extension du port qui reposait sur le développement de l’éolien offshore, pas sur les hydrocarbures et les céréales », tacle l’élu régional. À l’issue des travaux, quatre millions de marchandises (blé dur, maïs, essence, gazole…) pourront transiter par cette infrastructure, contre deux millions actuellement.

Les ambitions du groupe Duval à Toulouse

Le Moniteur

L'hebdomadaire revient (le 12 juin) sur la nomination récente de Céline Letellier-Harter au poste de directrice des grands projets du groupe immobilier Duval pour l'Occitanie. Sa mission : mieux faire connaître le groupe d'origine bretonne dans la région. « Pour cela, l'ancienne responsable d'opérations chez Cogemip, Oppidea ou Europolia travaille déjà à la création de partenariats avec d'autres promoteurs toulousains avec pour objectif une mutualisation de compétences afin d'apporter une meilleure réponse aux consultations. Le groupe reste également attentif aux start-up qui officient dans l'acte de bâtir afin d'apporter de la valeur ajoutée aux projets », relate Le Moniteur. Deux quartiers toulousains en particulier sont dans le viseur du groupe Duval : Empalot et Matabiau.

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