Toulouse en lice pour accueillir le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme
L'Elysée annonce ce samedi 30 mai qu'elle défendra la candidature de Toulouse pour l'accueil du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT ou ECMWF en anglais), qui doit déménager du Royaume-Uni suite au Brexit. En France, la Ville rose était en compétition avec Saclay (Essonne). Aujourd'hui basé à Reading, à une heure à l'ouest de Londres, le CEPMMT est une organisation intergouvernementale indépendante financée par 34 États, en charge notamment de la coordination de deux services (composition atmosphérique et changement climatique) du programme européen d'observation de la Terre Copernicus.
Parrainée par Jean Tirole, président de la Fondation Jean-Jacques Laffont - TSE et lauréat 2014 du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, Annie Cazenave, lauréate du prix Vetlesen 2020, et le météorologue Philippe Courtier, la candidature de Toulouse est portée conjointement par l'État, la Région, Toulouse Métropole et le Département de Haute-Garonne. Ils remettront d'ici octobre leur proposition au CEPMMT, qui devrait rendre sa décision en décembre. Parmi leurs arguments : la prise en charge de l'ensemble des investissements immobiliers, de l'équipement et des loyers pour une durée de 25 ans, soit un investissement public proche de 35 M€. Deux sites seraient susceptibles d'accueillir le CEPMMT sur 3 900 m²: l'un dans le quartier Toulouse Aerospace, l'autre à proximité de La Cité.
Plusieurs autres villes européennes sont en lice dont Barcelone. Le calendrier du déménagement du CEPMMT n'est pas encore définitivement arrêté mais 150 chercheurs pourraient être transférés dès l'été 2021 (sur un effectif total de 360 personnes). Considérée comme la capitale européenne du spatial avec 12 000 emplois et 400 entreprises, Toulouse héberge notamment des sites majeurs du Centre national d'études spatiales (Cnes) et de Météo-France.
