la lettre M

Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 12/06/2020

Innovation, international, croissance externe : CLS muscle ses ambitions

Cinq mois après la prise de participation majoritaire de la CNP (société d’investissement du Belge Groupe Frère) au sein de son capital, la société Collecte Localisation Satellites (CLS) affiche de nouvelles ambitions. Le fournisseur de services satellitaires, qui compte 800 salariés et a enregistré 130 M€ de chiffre d'affaires l'an dernier, table certes sur « une croissance très légère cette année », crise du Covid-19 oblige, indique à La Lettre M Stéphanie Limouzin, directrice générale adjointe. Mais l'entreprise de Ramonville-Saint-Agne vise dès 2021 « 10 à 15 % de croissance par an ». Pour cela, CLS, qui pourrait atteindre le cap symbolique des 1 000 salariés à l'horizon 2023, entend activer plusieurs leviers stratégiques. « Tout d'abord, nous allons continuer à nous développer sur nos cœurs de métier (surveillance environnementale, gestion des pêches, sécurité maritime, énergies..., NDLR), dont la plupart sont toujours en croissance, explique Stéphanie Limouzin. Par ailleurs, nous allons poursuivre notre déploiement géographique, qui est plus ou moins avancé selon les marchés. » CLS dispose actuellement de 21 implantations à l'international.

Opérations de croissance externe
Troisième grand axe de développement : l'innovation. « Nous envisageons d'attaquer ou de créer des marchés en lançant de nouveaux produits et services, confie la DG adjointe. À ce titre, nous misons de plus en plus sur la data analytics (gestion des données massives, NDLR), mais aussi sur la surveillance par drones, le traitement d'imagerie optique et les systèmes de suivi et de localisation basés sur la future constellation satellitaire de notre filiale Kinéis. » Autant d'activités qui n'ont pas vocation à être filialisées. En revanche, cette feuille de route ambitieuse pourra s'appuyer sur des opérations de croissance externe « dans les années à venir », prévient Stéphanie Limouzin. Une dirigeante qui voit par ailleurs dans la crise du Covid-19 un potentiel facteur d'opportunité. « Le spatial permet d'observer des sites sans avoir à y envoyer des personnes, argumente-t-elle. Cet outil était auparavant perçu comme très onéreux. Compte tenu des nouvelles contraintes, ce n'est plus forcément le cas. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem/net
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